Conflit étudiant

La CLASSE fait le point sur ses revendications

Première publication 6 septembre 2012 à 11h20
La CLASSE fait le point sur ses revendications
Crédit photo : Agence QMI
La CLASSE s'attend en outre à ce que le gouvernement de Pauline Marois maintienne la bonification du programme de prêts et bourses proposée par le gouvernement de Jean Charest.
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Même si elle se réjouit que Pauline Marois compte abolir la hausse des droits de scolarité imposée par le précédent gouvernement, la CLASSE souhaite néanmoins que la nouvelle première ministre maintienne la bonification du régime des prêts et bourses proposée par les libéraux de Jean Charest.

C'est ce qu'ont fait savoir les deux co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Camille Robert et Jeanne Reynolds, jeudi, lors d'une conférence de presse visant à faire le point sur les attentes de l'association étudiante à l'égard du nouveau gouvernement.

«Évidemment, on accueille favorablement la promesse du Parti québécois de retirer la hausse des frais de scolarité. Toutefois, on demeure prudents dans la mesure où on va attendre avant de crier victoire. On veut le voir pour le croire», a indiqué Mme Reynolds.

Les deux co-porte-parole ont dit souhaiter rencontrer des représentants du nouveau gouvernement «le plus rapidement possible», afin de discuter de l'annulation promise de la hausse des droits de scolarité et de l'abrogation de la loi 12. «On attend encore que ça se produise, mais on voit plutôt ça d'un bon œil», a mentionné Mme Robert, soulignant que d'ici là, le mouvement restera vigilant et que la mobilisation se poursuivra.

Des attentes

La CLASSE s'attend en outre à ce que le gouvernement de Pauline Marois maintienne la bonification du programme de prêts et bourses proposée par le gouvernement de Jean Charest. Cette offre avait été mise sur la table par Québec au printemps dernier afin de mettre un terme au conflit étudiant, qui s'étirait depuis de nombreuses semaines déjà.

Camille Robert a aussi tenu à souligner que des milliers d'étudiants vivent en ce moment «dans une extrême précarité» causée par la suspension des versements de l'Aide financière aux études. Selon Mme Robert, ces étudiants doivent être dédommagés et toucher l'aide financière qu'ils auraient dû recevoir.

Concernant la tenue d'un éventuel sommet sur l'éducation postsecondaire - promis par Pauline Marois en campagne électorale -, la CLASSE demande à ce que le gouvernement n'écarte pas d'entrée de jeu la gratuité scolaire. Elle doit être considérée «comme une possibilité», ont martelé les représentantes étudiantes. «Ce sommet ne doit pas être l'occasion de fixer le prix de l'éducation comme on le ferait pour une marchandise», a soutenu Mme Robert.

 
 
 
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