Succession de Jean Charest

Les aspirants se multiplient

Première publication 6 septembre 2012 à 11h35
Mise à jour : 6 septembre 2012 à 16h10
Agence QMI

Moins de 24 heures après la démission de Jean Charest, les aspirants à la chefferie du Parti libéral du Québec se multiplient. Raymond Bachand, Pierre Moreau, Lise Thériault, Yves Bolduc et Pierre Paradis n'excluent déjà pas de prendre part à la course.

«Je vais être obligé de réfléchir avant de dire oui ou non», a révélé jeudi matin le ministre des Finances Raymond Bachand, à son arrivée au caucus des députés et candidats libéraux.

Questionné une nouvelle fois par un journaliste quant à son intention de se porter candidat, M. Bachand a répondu: «Je vais en parler à ma femme (...) J'ai des sentiments fort contradictoires [jeudi] matin, ça ne fait pas trois semaines que je pense à ça», a-t-il dit.

Le Parti libéral profitera de la situation post-électorale pour se renouveler, a signifié Raymond Bachand.

«Il y a toujours besoin de renouveau en politique, mais ça ne veut pas dire de jeter les valeurs fondamentales (du parti). Mais la politique c'est de regarder l'avenir», a dit le grand argentier du gouvernement Charest.

D'autres aussi sont en réflexion. C'est le cas notamment du ministre de la Santé, Yves Bolduc. «Moi, je n'exclus jamais jamais rien, c'est un mauvais principe que de se positionner trop vite», a-t-il dit aux journalistes.

Pour sa part, le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, n'écarte pas lui non plus la possibilité de se porter candidat à la direction du PLQ. «Je n'inclus et n'exclus rien», a dit M. Paradis qui fut, pendant neuf ans, le mouton noir de la députation libérale sous le régime de Jean Charest.

Deux successeurs potentiels pour plusieurs, les ministres Pierre Moreau et Lise Thériault ont refusé de répondre clairement aux questions des journalistes, mais n'ont rien n'exclu non plus.

«Aujourd'hui c'est la journée de M. Charest. Je n'ai vraiment pas la tête à ça», a d'abord répondu Pierre Moreau aux représentants des médias.

Sa collègue du Travail, Lise Thériault, a aussi refusé de dévoiler clairement ses intentions.

«Il est trop tôt», a-t-elle laissé tomber.

Fournier par intérim?

Le ministre et leader parlementaire Jean-Marc Fournier n'a pas l'intention pour sa part de succéder à Jean Charest. «La course à la chefferie du parti, je n'y serai pas, je ne sollicite pas ce poste-là», a-t-il dit, catégorique.

Le fait que M. Fournier écarte cette possibilité fait de lui un chef par intérim tout indiqué, surtout qu'il a sillonné les routes du Québec avec Jean Charest durant presque toute la campagne électorale qui vient de prendre fin.

Il espère que plusieurs de ses collègues se lanceront dans la course, mais appelle également les candidatures externes.

«On souhaite aussi que des gens, qui ne sont pas nécessairement dans le caucus, sentent qu'ils peuvent y venir et apporter leur contribution, apporter des idées», a-t-il signalé.


 
 
 
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