
Le futur chef du Parti libéral du Canada (PLC) élu en avril 2013 devra avoir une sensibilité pour le Québec, de l'avis de plusieurs candidats pressentis pour se lancer dans la course.
Au terme d'une rencontre du caucus libéral de trois jours à Montebello, le parti a dévoilé, jeudi, les règles qui encadreront la course devant officiellement être lancée le 14 novembre prochain.
Le choix du successeur de Bob Rae, l'actuel chef intérimaire, sera ensuite révélé le 14 avril, à Ottawa.
Justin Trudeau, Denis Coderre et Dominic LeBlanc pourraient briguer la chefferie du PLC. (archives, Agence QMI)
Ces règles étant maintenant connues, aucun des candidats potentiels, à savoir les députés Denis Coderre, Marc Garneau, Justin Trudeau et Dominic LeBlanc, n'a profité de la rencontre à Montebello pour se jeter dans la mêlée.
Fortement pressenti pour se lancer dans la course, le député de Papineau, Justin Trudeau, poursuit sa réflexion.
Ce fils de l'ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau estime qu'il faut plus qu'un « nom glorieux » pour sauver son parti.
«Ce n'est pas un nom, ce n'est pas l'image, c'est le travail qu'on va faire qui compte», a-t-il lancé.
Chefferie ou mairie?
M. Coderre hésite toujours entre «chefferie et mairie» de Montréal et doit confirmer ses intentions d'ici le 9 novembre.
Le député fédéral de Bourassa verrait cependant d'un bon œil que le prochain chef libéral vienne du Québec. «Je pense qu'on doit avoir une sensibilité québécoise certaine», a-t-il dit.
«Je pense qu'on doit réfléchir au fait que le Québec est devenu un terreau extrêmement fertile depuis la défaite du Bloc québécois», a-t-il poursuivi.
Le libéral Dominic LeBlanc - fils de l'ex-gouverneur général Roméo LeBlanc - poursuit également sa réflexion. Pour ce député du Nouveau-Brunswick, le «critère le plus important » sera d'avoir un chef « foncièrement bilingue».
Il croit aussi que l'avenir de son parti passe par le Québec.
«Le défi le plus urgent pour nous, comme libéraux, c'est de nous réconcilier avec le Québec et les Québécois francophones», a-t-il soutenu.
Selon M. LeBlanc, l'élection mardi de la première ministre Pauline Marois à la tête du Parti québécois (PQ) crée un «terrain plus compliqué», avec lequel le prochain chef devra se sentir à l'aise.
«Quelqu'un qui prétend vouloir diriger le Parti libéral devra être suffisamment à l'aise avec les vieilles revendications des péquistes au Québec», a-t-il dit.
M. Garneau se dit pour sa part «carrément» intéressé à briguer la direction du parti. Il attend cependant de voir s'il sera en mesure de mettre en place une équipe lui permettant de mener une campagne nationale.
«Je pense que j'ai des bonnes idées et que mes idées vont ramener le Canada dans la bonne direction», a-t-il précisé.
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