Manifestation de la CLASSE

Un millier de personnes marchent pour la gratuité scolaire

Première publication 22 septembre 2012 à 09h35
Mise à jour : 22 septembre 2012 à 23h47
Agence QMI

Environ un millier de personnes ont répondu à l'appel de la CLASSE, samedi, en participant à la traditionnelle manifestation du 22e jour du mois, à Montréal, avec, pour principale revendication, la gratuité scolaire.

Bien que la hausse des droits de scolarité ait été annulée et la loi 12 abrogée par le nouveau gouvernement de Pauline Marois, les ardeurs de certains manifestants n'ont de, toute évidence, pas été refroidies.

(Joël Lemay, Agence QMI)

«J'ai trois enfants qui veulent aller à l'école et c'est beaucoup trop cher l'université, a déclaré Lisa, une mère de famille qui manifestait en compagnie de ses enfants. Tout le monde devrait pouvoir y aller», a-t-elle poursuivi.

(Joël Lemay, Agence QMI)

Pour plusieurs, cette manifestation, organisée par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), visait aussi à souligner la récente victoire du mouvement étudiant.


(Joël Lemay, Agence QMI)

«D'un côté, on est là pour célébrer et de l'autre, parce qu'on croit à la gratuité scolaire», a indiqué Antoine, un étudiant de l'Université de Montréal (UdeM). «On a eu une victoire, mais ce n'est pas fini, il y a encore l'objectif de la gratuité», a souligné une autre étudiante de l'UdeM.

Manifestation illégale

Puisque les organisateurs n'ont pas remis leur itinéraire aux policiers, la marche a rapidement été déclarée illégale, en vertu du règlement municipal adopté le printemps dernier par la Ville de Montréal.

Une vingtaine de manifestants masqués et vêtus de noir prenaient part à la marche.


(Joël Lemay, Agence QMI)

Malgré une animosité et une ambiance pour le moins électrique, la marche s'est majoritairement déroulée sans anicroche. Les choses se sont toutefois corsées aux environs de 16h, lorsque des projectiles ont été lancés vers les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), blessant légèrement au genou l'un d'entre eux. La police a ensuite émis un avis de dispersion, suivi d'un deuxième.

Quelques instants plus tard, deux personnes ont été arrêtées pour attroupement illégal. Un constat d'infraction leur a finalement été remis pour avoir enfreint un règlement municipal.

(Joël Lemay, Agence QMI)

Une marche pour la gratuité scolaire

Avant que la manifestation ne commence, vers 13h30, les coporte-parole de la CLASSE, Camille Robert, Jeanne Reynolds et Jérémie Bédard-Wien, ont tenu à souligner la «victoire historique» des étudiants.

«Le mouvement doit continuer de se mobiliser», croit néanmoins Camille Robert, qui a réaffirmé la volonté de son association de mettre de l'avant la question de la gratuité scolaire en vue du sommet qu'organisera le gouvernement sur l'éducation postsecondaire.

La député de Gouin et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a fait acte de présence. «Cette semaine, les étudiants et les gens de la population qui les ont appuyés ont toutes les raisons de célébrer. Il faut célébrer les victoires même si elles ne sont pas totales», a affirmé Mme David.

Québec Solidaire a profité de l'occasion pour réclamer auprès du gouvernement Marois «une enquête publique et indépendante sur l'ensemble du travail des policiers pendant les manifestations du printemps dernier».

À Québec, une cinquantaine de manifestants ont marché durant près de deux heures, samedi après-midi, dans les rues du centre-ville pour réclamer la solidarité citoyenne sur la question de la gratuité scolaire. De 14h à 16h, les manifestants ont circulé dans l'ordre, sous une faible présence policière. Le trajet avait été remis aux forces de l'ordre avant le début de la marche.

(Joël Lemay, Agence QMI)

(Joël Lemay, Agence QMI)


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