Fermeture de Gentilly-2

L'opposition réclame plus de transparence

Première publication 1 octobre 2012 à 19h09
TVA Nouvelles

La Coalition avenir Québec et le Parti libéral demandent à la ministre des Ressources naturelles de faire preuve de plus de transparence dans le dossier de Gentilly-2 et de rendre public le rapport sur les coûts de réfection de la centrale nucléaire.

Dans ce rapport, dont le quotidien Le Devoir a obtenu copie, Hydro-Québec recommanderait désormais le déclassement Gentilly-2.

La société d'État évaluerait en effet à 4,3 milliards $ le coût de la réfection de la centrale, soit 2,4 milliards $ de plus que les estimations faites en 2008. Les coûts de la fermeture s'élèveraient quant à eux à 1,8 milliard $.

Le député caquiste et porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de ressources naturelles, François Bonnardel, réclame la tenue d'une commission parlementaire pour les centrales de Gentilly-1 et Gentilly-2.

«On sait que ça fait 40 ans qu'on n'utilise plus Gentilly-1, ce sont des centaines de millions de dollars qui devront être déboursés pour décontaminer Gentilly-1. Qu'est-ce qu'on va faire avec Gentilly-2 dans les prochains mois, prochaines années? s'est questionné le député de Granby. Dans ce cas-ci, je pense que les questions et les réponses sont importantes de la part d'Hydro-Québec, entendre les spécialistes en énergie atomique du Canada et ceux du nucléaire aussi. Il y a des gens inquiets en Mauricie et dans le Centre-du-Québec et toutes ces personnes s'attendent à avoir une commission parlementaire.»

Le responsable de la Mauricie et du Centre-du-Québec, le député de Drummond Yves-François Blanchet, a commencé à rencontrer les gens du milieu.

La Chambre de commerce de Trois-Rivières se questionne beaucoup sur les coûts qu'engendrerait la réfection la centrale nucléaire qu'elle juge trop élevés.


«On a un paquet d'ingénieurs qui sont sur le dossier qui regarde ça de très près et pour nous ça n'a aucun bon sens le 4,3 milliards de $ et on veut savoir d'où ça vient pour pouvoir en discuter», croit le président Jean-Denis Girard.

Une conférence de presse devrait avoir lieu mercredi avec Martine Ouellet, la ministre des Ressources naturelles ainsi que le président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal.

 
 
 
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