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Si elle a sonné le glas de l'industrie du gaz de schiste au Québec, la ministre Martine Ouellet n'a pas fermé pour autant la porte à l'exploitation du pétrole de schiste.
Le gouvernement péquiste est très favorable à l'exploitation de l'or noir au Québec. Les pétrolières s'activent de plus en plus sur l'île d'Anticosti, qui pourrait renfermer plusieurs dizaines de milliards de barils de pétrole selon de récentes estimations. En Gaspésie, Junex et Pétrolia ont commencé à forer.
Cependant, il se pourrait fort bien que ce soit du pétrole de schiste que renferment ces deux sites. Cette filière, qui implique également de la fracturation hydraulique, effraie beaucoup moins la ministre Ouellet.
«On est très ouverts à l'exploitation du pétrole, mais pas n'importe comment et on veut prendre les décisions en toute connaissance de cause. Même s'il s'agit de pétrole de schiste, mais ça sera toujours précédé d'une étude environnementale avant que nous prenions une décision», a-t-elle confié, lors d'un entretien avec le Journal de Québec.
La ministre des Ressources naturelles estime que l'exploration et l'exploitation du pétrole de schiste «c'est un peu différent du gaz de schiste. Le pétrole est plus visqueux, moins volatil», insiste-t-elle.
«On est très ouverts à l'exploitation du pétrole, mais pas n'importe comment».
Le gouvernement Marois est favorable également à l'exploitation du pétrole de la structure géologique Old Harry, à quelques kilomètres des îles de la Madeleine.
«On est tout à fait ouverts, mais on veut s'assurer d'avoir toutes les informations, de minimiser les risques. On parle quand même d'une exploitation pétrolière en pleine mer», soutient Martine Ouellet, qui rappelle au passage le déversement de pétrole dans le golfe du Mexique.
«Je ne vois pas le jour où il y aura des technologies qui permettront une exploitation sécuritaire (des gaz de schiste)», avait affirmé sans détour Martine Ouellet à l'entrée de son tout premier conseil des ministres.
Interrogée sur cet épisode qui a fait beaucoup de bruit dans l'industrie gazière, la ministre raconte son escale en Pennsylvanie, où elle a pu constater les dommages de l'exploitation du gaz de schiste.
«Je pense que tant que ça va être une technologie de fracturation, il persistera toujours des risques très importants qui ne sont pas acceptables dans un contexte de la vallée du Saint-Laurent», persiste-t-elle.
Par ailleurs, à l'émission Larocque-Lapierre enregistrée hier, Pauline Marois a tenu à nuancer les propos de sa ministre des Ressources naturelles sur les gaz de schiste. «Ce n'est pas l'arrêt de mort», a-t-elle dit.
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