Boeuf contaminé

Une situation inquiétante pour le consommateur

Première publication 7 octobre 2012 à 14h00
TVA Nouvelles

Le nombre de cas de personnes contaminées par la bactérie E. coli a doublé depuis le début de la crise passant de cinq à dix. Au Québec, deux cas d'infection ayant la même souche que celle retrouvée dans les produits de bœuf cru provenant de l'entreprise albertaine XL Foods inc. ont été confirmés samedi par l'Agence de la santé publique du Canada.

Alors que la liste des produits touchés par le rappel s'allonge, certains consommateurs commencent à s'inquiéter.

«Toujours inquiétant, mais on va souhaiter que ça se règle au plus vite, pour tout le monde», affirme un homme.

«On essaie de s'informer, on essaie de trouver de l'information du mieux qu'on peut, mais ce n'est pas toujours évident au niveau de l'étiquetage », ajoute un autre.

Certains s'interrogent même sur la salubrité dans les abattoirs ou dans les usines.

Toutefois, d'autres consommateurs ne voient pas de raison de s'alarmer et font confiance au gouvernement pour régler la crise.

«Je pense qu'au Canada on est bien servi par rapport à ça, pis on va faire en sorte que ça ne se reproduise pas, en tout cas on l'espère», a dit une dame.

Pas facile pour les entreprises

«Le premier rappel a été sur le boeuf haché et ensuite ça s'est étendu sur d'autres parties du boeuf, vous avez aussi des cubes de ragout, des faux filets de boeuf et des pointes d'épaules de boeuf», explique Danny Therrien, propriétaire de l'Intermarché avenue Mont-Royal.

M. Therrien se montre rassurant, mais il admet que pour les consommateurs, c'est parfois difficile de s'y retrouver.

«On a des questions, des gens qui ne sont pas habitués dans le secteur et ou qui sont de nouveaux arrivants», ajoute-t-il.

à la Maison du rôti, on répond aussi à de nombreuses questions des clients

«C'est sûr que les gens nous posent de questions, c'est où nos arrivages de viandes, qu'est-ce qui en est exactement, ce qu'ils peuvent manger et de quelle façon», conclut Alexandre Duval, gérant de la Maison du rôti.

Pour le consommateur, la meilleure solution pour éviter une contamination est de poser des questions à son boucher ou à son épicier et de consulter souvent le site de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

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