Sommet sur l'éducation supérieure

L'ASSÉ fera part de ses revendications vendredi

Première publication 7 octobre 2012 à 15h55
L'ASSÉ fera part de ses revendications vendredi
Crédit photo : archives Agence QMI
Jeanne Reynolds, co-porte-parole de l'ASSÉ.
Agence QMI

Les représentants de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) seront consultés vendredi par le ministre péquiste de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, dans le cadre des préparations du Sommet sur l'éducation post-secondaire, promis par Pauline Marois.

«Nous dirons à M. Duchesne que nous souhaitons que les deux tiers des gens qui participeront à ce sommet soient des universitaires et qu'il n'y ait pas de gens du secteur privé», a dit à l'Agence QMI le responsable des communications de l'ASSÉ, Ludvic Moquin-Beaudry.

«La CLASSE peut avoir ses positions, mais nous, on veut recevoir tout le monde», a toutefois prévenu M. Duchesne.

La fédération souhaite également que quatre grands thèmes soient inscrits au programme des sujets qui seront abordés et débattus, à savoir l'accessibilité et la facture étudiante (l'ASSÉ milite pour la gratuité des frais de scolarité), la pédagogie, la gouvernance des universités et leur financement.

M. Moquin-Beaudry a précisé qu'il ne s'agit pas de conditions à la participation de l'Association au sommet.

«On ne fait que formuler des demandes, et on attendra de voir ce que le ministre en fait. Et surtout, on attend de voir à quoi ressemble exactement ce sommet, car pour l'instant, on ne sait pas tellement de choses», a souligné M. Moquin-Beaudry.

Une fois que les détails du sommet seront dévoilés par le gouvernement, les membres de l'ASSÉ seront appelés à voter pour ou contre la participation de l'organisation étudiante.

Satisfaction de l'ASSÉ

L'ASSÉ s'est félicitée de l'attitude du ministre de l'Enseignement supérieur.

«Pierre Duchesne nous a dit qu'il souhaitait adopter un ton différent avec les étudiants, et pour l'instant, nos rapports avec lui sont cordiaux», a dit Ludvic Moquin-Beaudry, tout en considérant que c'est lorsque viendra le temps de prendre des décisions difficiles que le travail de l'ancien journaliste politique de Radio-Canada pourra vraiment être jugé.

Le responsable des communications a également reconnu que l'ASSÉ est «très satisfaite du gouvernement Marois, parce qu'il a répondu à nos demandes».

M. Moquin-Beaudry a tout de même tenu à dire que si la première ministre est revenue sur l'augmentation des frais de scolarité et qu'elle a aboli la loi spéciale, c'est sous la pression populaire.

«Le PQ, c'est les montagnes russes, il a souvent changé de positions sur la question, a-t-il ajouté. Même Mme Marois avait augmenté les frais de scolarité lorsqu'elle était ministre de l'Éducation. On sait bien que s'il n'y avait pas eu de mouvement d'ampleur, sa décision aurait sûrement été différente.»

Le gouvernement péquiste s'était engagé à tenir une vaste consultation sur le financement des universités et les droits de scolarité dans les 100 premiers jours de son mandat, toutefois le ministre Duchesne ne s'est pas formellement engagé à ce que le Sommet ait lieu d'ici Noël.

 
 
 
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