Fermeture de Gentilly-2

Marois doit sortir de l'ombre, estime Fournier

Première publication 9 octobre 2012 à 10h46
Mise à jour : 9 octobre 2012 à 11h15
TVA Nouvelles

Le chef de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier, propose la création d'une commission parlementaire sur l'avenir de la centrale nucléaire Gentilly-2. Il demande que l'exercice se tienne à Bécancour afin de donner la parole aux acteurs locaux.

Au terme d'une rencontre avec le comité d'action stratégique pour Gentilly-2,  M. Fournier a vilipendé l'approche du gouvernement péquiste, qu'il qualifie de «dogmatique». Il réclame la création d'une instance consultative et exige que Pauline Marois «cesse de se cacher des gens de la région».

Une commission parlementaire tenue en Mauricie, «loin des bureaux désincarnés de Québec», permettrait de rassurer les milieux locaux, estime-t-il.

L'exercice permettrait aux décideurs de se pencher sur l'avenir de la centrale. Si la décision de fermer Gentilly-2 était retenue, la consultation s'ouvrirait sur une nouvelle stratégie économique pour la région.

«Au lieu de se préparer pour l'Afrique (le Sommet de la francophonie, ndlr), Mme Marois aurait dû se préparer pour la Mauricie», a critiqué le chef intérimaire du Parti libéral.

Pauline Marois maintient le cap

En entrevue à l'émission Larocque Lapierre ce dimanche, Pauline Marois s'est dite bien au fait de l'humeur des gens de Bécancour depuis l'annonce du déclassement de la centrale nucléaire.

«Je les comprends d'être déçus et même choqués», a-t-elle reconnu. Elle réitère néanmoins que la réfection ne peut être envisagée.

«Je peux bien leur dire qu'on va tenir une commission parlementaire pour discuter de ça, mais la décision est prise et j'aime mieux être franche avec les citoyens de la Mauricie», a martelé la première ministre.

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