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Pour son retour en politique, Philippe Couillard se présente comme le candidat qui va redonner confiance à la population envers ses élus. La commission Charbonneau est peut-être même l'occasion pour le Parti libéral du Québec «de démontrer son leadership» en matière d'éthique et de transparence, croit-il.
La candidature de l'ancien ministre de la Santé à la direction du PLQ n'était pas mijotée depuis longtemps. Le Dr Couillard avait mis une croix sur la politique en quittant le gouvernement Charest, en 2008. Enfin, il croyait l'avoir fait...
Le 4 septembre, quand les Québécois ont choisi un gouvernement péquiste minoritaire, Philippe Couillard était à la pêche.
«J'ai voté par anticipation», s'est empressé de préciser le neurochirurgien au cours d'un entretien avec le Journal de Québec.
Lorsqu'il revient chez lui, quelques jours plus tard, le répondeur est plein. «J'ai reçu de très nombreux témoignages de gens qui m'enjoignaient de songer à me présenter à la succession (de Jean Charest)», a-t-il raconté. Philippe Couillard entame alors une importante réflexion avec sa famille, au terme de laquelle il décide de se lancer dans l'aventure. Il veut être chef du PLQ, mais assure qu'il restera en politique active même s'il n'accède pas au trône.
Parti dans la controverse en 2008, Philippe Couillard a tenu à expliquer dans les moindres détails son passage au privé lors du lancement de sa campagne à la direction libérale. Il a voulu dissiper tout doute sur son intégrité.
Revenant dans l'arène politique en pleine commission Charbonneau, l'ex-ministre se présente même comme le candidat qui veut redonner au PLQ une aura de transparence et d'intégrité.
«Cette question de la restitution de la confiance de la population envers sa classe politique, elle est capitale pour moi. La question du financement politique, est elle fondamentale», a-t-il martelé.
Selon lui, on doit abaisser le montant maximum des dons aux partis politiques «pour qu'il ne demeure aucun doute dans l'esprit des gens quant à la valeur ou le symbole de cette somme-là. Mille dollars par individu, à mon avis, c'est encore trop élevé. La zone idéale se trouve en 100$ et 500$, possiblement 250$ ou 300$.»
M. Couillard va même jusqu'à critiquer le système mis en place par Jean Charest, qui obligeait les ministres du gouvernement à amasser 100 000$ de contributions par année, «une pression» dont les élus n'ont pas besoin.
Entré à la faculté de médecine à l'âge de 16 ans, le Dr Couillard estime que son passage dans le secteur privé, ces dernières années, a été bénéfique et a élargi ses connaissances et sa compréhension de la société québécoise.
Il plaide désormais pour une reprise du débat identitaire au Québec. Philippe Couillard estime que «cette conversation a été restreinte, volontairement ou non, aux francophones majoritaires».
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