
Le conflit étudiant a coûté plus de 40 millions $, c'est-à-dire plus que les revenus appréhendés de la hausse des frais de scolarité du gouvernement Charest pour la première année.
«On est en train de faire les calculs, mais on peut vous dire que la crise léguée par l'héritage des libéraux a coûté plus cher que la hausse des frais de scolarité qui était prévue, donc on est en haut de 40 millions $», a dit mercredi matin le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne, à l'entrée du conseil des ministres. Il soutient qu'il s'agit toutefois de «calculs préliminaires».
Le gouvernement doit gérer «six mois de crise sociale, six mois d'une négociation qui ne s'est pas faite avec le mouvement étudiant», a ajouté M. Duchesne.
Outre les «coûts économiques», il y a également des coûts sociaux à cette crise, insiste-t-il. Pas moins de 3000 étudiants du secteur collégial ont abandonné les cours. Le ministre attend les chiffres pour le réseau universitaire.
Le recteur Claude Corbo estime que la crise étudiante a coûté 20 millions $, uniquement pour l'UQAM. Dans une lettre envoyée au ministre Duchesneau, dont «Le Devoir» a publié les grandes lignes, M. Corbo fait état de ses préoccupations quant à la situation financière de l'Université.
«Il y a la lettre du recteur de l'UQAM, mais il y a d'autres lettres, alors les montants s'accumulent. Il faut s'assurer que dans le décompte des montants, tout est lié à la crise et ensuite de voir comment ensuite on va composer avec ça», a commenté le ministre péquiste.
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