Assemblée nationale

Le PQ veut remiser le drapeau canadien

Première publication 16 novembre 2012 à 13h04
Mise à jour : 16 novembre 2012 à 17h45
TVA Nouvelles

Alors que le premier ministre canadien était à Québec aujourd'hui, une guerre de drapeau se dessinait à l'Assemblée nationale.

Le Parti québécois a demandé jeudi au président de l'Assemblée que l'unifolié soit retiré en tout temps de la salle du conseil législatif.

La requête a été déposée un 15 novembre, à l'occasion du 36e anniversaire de l'élection du premier gouvernement du Parti québécois. René Lévesque est celui qui avait amené le drapeau du Québec à l'intérieur du Salon rouge, en 1976.

En 1985, sous Robert Bourassa, le drapeau canadien avait été amené à son tour, avant d'être retiré à chaque élection d'un gouvernement péquiste.

Une question de «dignité nationale»

Le PQ se défendait, ce vendredi, de tenter de déclencher une guerre de drapeaux.

«Notre simple dignité nationale veut qu'à l'Assemblée nationale du Québec, ce soit le drapeau du Québec qui siège, comme ça avait toujours été le cas jusqu'au deuxième mandat de Robert Bourassa, a expliqué le whip du Parti québécois, Yves-François Blanchet. On ne fait pas une révolution; on veut que soient appliquées les mêmes règles que dans les autres situations.»

De leur côté, les libéraux estiment qu'il s'agit d'un geste purement partisan.

Ils ont d'ailleurs fait parvenir une lettre au président de l'Assemblée nationale, dans laquelle ils écrivent que le drapeau canadien n'est pas un simple accessoire, mais bien un symbole de l'identité canadienne.

«J'appellerais ça plutôt un manque de respect envers les Québécois qui ont décidé clairement, à deux reprises, qu'ils voulaient demeurer au sein de la fédération canadienne», a ajouté le député de Laurier-Dorion Jerry Sklavounos.

Une perte de temps pour la CAQ

Quant aux caquistes, ils considèrent que ce débat constitue une perte de temps.

«Le déficit s'en va vers les trois fois plus élevé que prévu, et on parle de changer le drapeau de place? Ça prend rien que les péquistes pour penser à ça», a déploré le leader parlementaire de la CAQ, Gérard Deltell.

Ce dernier juge que «l'attente dans les hôpitaux», le «décrochage scolaire», et les finances publiques «désastreuses» sont des sujets bien plus urgents.

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