Entrevue avec Justin Trudeau

Harper «a poussé beaucoup de Canadiens à bout»

Première publication 26 décembre 2012 à 21h22
TVA Nouvelles

Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a déclaré en entrevue à TVA Nouvelles que si le parti conservateur agissait «avec un sens responsable et une confiance envers les Canadiens », il n'aspirerait pas à devenir le chef de son parti.

«Je trouve que ce gouvernement est en train d'amener le Canada dans une direction où on ne veut pas aller», a-t-il lancé avant d'ajouter que M. Harper «a poussé beaucoup de Canadiens à bout».

Au départ, Justin Trudeau disait non à la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC). Plus d'un an plus tard, ce père de deux enfants en est devenu le candidat favori.

«Il y a un an et demi, j'étais ferme dans ma décision que non, je ne le faisais pas. Et j'étais très calme et très serein avec cette décision-là», a-t-il avoué.

Il estimait alors que son devoir de père devait rester sa priorité. Puis, la possibilité d'être le prochain chef du PLC et potentiellement le premier ministre du Canada a fait son chemin.

«Au fil de l'année, j'ai regardé comment ça se déroulait en politique, où le gouvernement nous amenait, comment il gérait sa majorité et j'ai compris que ce n'était pas juste une question d'être là pour mes enfants. Pour être un bon papa, il fallait que je sois le genre de personne à me battre pour bâtir un meilleur monde avec eux et pour eux», a-t-il raconté.

Trudeau 2.0

Le fils aîné de l'ex-premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau doit toutefois porter un certain héritage laissé par son père qui a fermement défendu le fédéralisme alors que le mouvement souverainiste était à son apogée au Québec.

Député d'une circonscription montréalaise qui comprend un quartier qu'il qualifie lui-même de «nationaliste, sinon souverainiste», Justin Trudeau affirme être en mesure d'engager le dialogue avec ses électeurs.

«Quand je fais du porte-à-porte, je rencontre beaucoup de gens qui me disent : "ah non, Trudeau, on n'est pas d'accord, tu peux continuer". Alors, je dis, "on n'est pas d'accord sur l'environnement, sur l'économie, sur les programmes sociaux, sur le système d'éducation?"», a relaté l'homme politique, amusé.

Après avoir réussi à convaincre les électeurs de Papineau, le député de 41 ans a maintenant tout le Québec à séduire s'il veut espérer diriger son parti.

«Je suis d'accord qu'il faut absolument protéger notre belle langue française, notre culture, notre identité nationale. Absolument. Mais pour moi, je crois que la meilleure façon de le faire, c'est d'envoyer des Québécois forts à Ottawa.»

Le prochain chef libéral sera connu le 14 avril 2013. Mais d'ici là, plusieurs débats se tiendront d'un océan à l'autre, dont le premier est prévu dès janvier, à Vancouver.

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