Politique fédérale

2012, une année de batailles

Première publication 1 janvier 2013 à 13h03
TVA Nouvelles

On peut dire que 2012 a été une année de batailles en politique fédérale, même s'il n'y a pas eu d'élections.

Courses au leadership, controverses et des décisions du gouvernement Harper qui ont suscité la grogne... Les esprits se sont même échauffés au Parlement, dans une année remplie de batailles de toutes sortes.

Après des années de lutte, les conservateurs ont aboli le registre des armes d'épaule. Fiers de leur coup, ils ont célébré leur victoire au champagne après le vote.

Les ministres conservateurs québécois Christian Paradis et Steven Blaney. (Agence QMI)

Batailles

Les conservateurs ont ouvert des batailles sur des fronts inattendus en 2012. Ils ont présenté une réforme de l'assurance emploi, qui fera en sorte que les prestataires devront se montrer moins difficiles dans le type d'emploi qu'ils peuvent refuser.

L'admissibilité au Programme de la sécurité de la vieillesse sera, pour sa part, repoussée à 67 ans pour les futurs retraités.

Forts de leur majorité, les conservateurs rencontrent peu d'obstacles et imposent leur ordre du jour au parlement. Au printemps, ils déposent un mégaprojet de loi de 425 pages.

D'un seul coup, ce projet de loi surnommé «mammouth» modifie une foule de lois et de programmes. «Le Canada se réveille au fait que ce gouvernement abuse de ses pouvoirs», s'offusque le député libéral Marc Garneau.

Marc Garneau, député libéral québécois. (Agence QMI)

Les partis d'opposition sont d'ailleurs partis en guerre et provoqués un marathon de 159 votes sur des amendements.

Confrontation avec les syndicats

Encore cette année, des syndicats ont combattu le fédéral. C'est qu'Ottawa a eu recours à des lois spéciales pour bloquer des conflits de travail chez Air Canada et au Canadien Pacifique.

Pour équilibrer son budget, le gouvernement annonce des coupures de 5,2 milliards de dollars sur trois ans. Des milliers de fonctionnaires se font dire que leurs emplois sont menacés. «Oui, l'atmosphère est pas facile», concède une employée de la fonction publique.

Mais, malgré les coupures, le ministre des Finances annonçait en novembre qu'il repousse d'un an l'atteinte du déficit zéro.

Année de controverses

La bataille contre l'avortement a connu un nouvel épisode, un député conservateur d'arrière-banc réclamant, sans succès, un débat sur la définition de la vie humaine.

La plus grande controverse de 2012 fut celle, certes, des appels frauduleux. Des centaines d'électeurs envoyés vers des bureaux de scrutin inexistants par des appels robotisés en 2011.

«C'est une tactique de "bum", de voyou, de "goon !", s'est offusqué le député néodémocrate Alexandre Boulerice à la Chambre des communes. Les conservateurs sont montrés du doigt par l'opposition, mais disent n'y être pour rien.

Parmi ceux qui ont commis d'importantes bourdes, mentionnons Bev Oda. La ministre a même démissionné pour certaines dépenses fastes.

La bataille acharnée des conservateurs en faveur des avions F-35 a donné lieu à la volte-face de l'année.

«Nous avons appuyé sur le bouton "redémarer"», admet lacononiquement la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Rona Ambrose. Le gouvernement bat en retraite et repart à zéro.

Des néo-démocrates se sont aussi livré bataille: Thomas Mulcair a battu Brian Topp pour la direction du parti. Sans oublier Justin Trudeau, qui a surpris à la boxe face à le sénateur conservateur Patrick Brazeau.

Et puis, dans la catégorie "on aura tout vu", il y a ce tableau nu de Stephen Harper qui s'est vendu 5,000 dollars et qui a sans doute gagné la bataille de l'originalité en 2012.

- Selon le reportage de Raymond Filion, correspondant parlementaire

 
 
 
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