Santé Canada

La pilule contraceptive Diane-35 sous surveillance

Première publication 3 février 2013 à 16h37
La pilule contraceptive Diane-35 sous surveillance
Crédit photo : archives AFP
Par Agnès Chapsal | Agence QMI

Santé Canada étudie l'innocuité de la pilule contraceptive Diane-35 des laboratoires Bayer à la suite de l'annonce en France de la suspension de sa commercialisation d'ici à trois mois.

«Santé Canada passe actuellement en revue l'information disponible sur l'innocuité du médicament Diane-35, a annoncé le ministère. La formation de caillots est un effet secondaire rare, mais documenté des contraceptifs oraux et d'autres produits hormonaux comme Diane-35.»

Le dernier avis du ministère de la Santé remonte à mai 2005. À cette date, il soulignait «le risque accru de formation de caillots sanguins chez les utilisatrices de Diane-35, comparativement à la combinaison d'œstrogènes et de progestogène utilisée à titre de contraception». Il a aussi «déconseillé l'utilisation de Diane-35 à titre de contraceptif oral».

Au Canada, l'utilisation de Diane-35 des laboratoires Bayer est approuvée pour le traitement temporaire de l'acné grave chez les femmes qui ne répondent pas aux autres traitements offerts.

C'est pour cet usage qu'il a été prescrit à Christelle R., cinq ans avant son accident, soit en 2004. La jeune femme de 23 ans se souvient de son été 2009. «J'étais en vacances et j'avais un rythme de vie très régulier», a-t-elle raconté.

«Un matin, je me suis réveillée et j'avais des grosses crampes dans le mollet, des douleurs comparables à des courbatures», a-t-elle dit.

Une fois chez le physiothérapeute, les douleurs se sont accentuées. Christelle a senti comme «une barre dans la poitrine». Inquiète, elle s'est rendue le jour même à l'hôpital. Elle souffrait d'une phlébite et d'une embolie pulmonaire (l'obstruction d'une artère pulmonaire par un caillot de sang).

«À l'hôpital, les médecins ont dit que cela pouvait être la pilule, mais ne pouvaient pas dire qu'ils en étaient sûrs à 100%», a indiqué la jeune femme.

Christelle a arrêté son traitement immédiatement après. «On ne m'avait pas parlé des effets secondaires, ni conseillé de faire une prise de sang et de passer d'examens», a-t-elle dit. Le médecin ne lui avait pas non plus demandé si elle avait des antécédents familiaux de phlébite ou d'embolie pulmonaire.

«Je crois que j'ai été chanceuse que ce n'ait été qu'une embolie pulmonaire, a-t-elle poursuivi. Depuis, elle reconnaît être «très limitée dans ses choix de contraception et essaie de décourager tout le monde de la prendre (Diane-35)».

 
 
 
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