Conseil national du PQ

Droits de scolarité et souveraineté

Première publication 8 février 2013 à 13h16
Mise à jour : 8 février 2013 à 23h24
TVA Nouvelles et Agence QMI

Le conseil national du Parti québécois (PQ) s'est ouvert vendredi soir à Drummondville alors que Pauline Marois a prononcé une allocution dans le cadre du 25e anniversaire du Conseil national des jeunes, qui réclame le gel des droits de scolarité.

Concernant cette question, la chef du PQ a dit que la hausse préconisée par les libéraux était «brutale» et «inadmissible».

Entre une telle hausse et la gratuité, «il y a une position de compromis possible», a-t-elle ajouté sans toutefois se mouiller davantage.

Le Conseil national des jeunes du PQ demande le gel des droits de scolarité allant jusqu'à la gratuité et il compte défendre ce point de vue à la réunion du parti.

«La position gouvernementale n'est pas celle du PQ. On veut que les militants se prononcent en faveur du gel, pour éventuellement faire pression au sein du gouvernement», a affirmé Frédéric St-Jean, président du comité nation des jeunes du PQ.

Cette discorde entre le parti et son aile jeunesse ne semble toutefois pas indisposée la première ministre.

«C'est normal que des jeunes aient des points de vue différents de ceux de notre gouvernement à l'heure actuelle. Moi, je trouve ça sain. Le débat aura lieu et ils feront valoir leur point de vue», a déclaré Mme Marois.

Bernard Drainville interpelle les plus militants

Quelques heures avant le début du conseil national du parti, le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, qui était de passage dans les studios de l'émission Larocque-Lapierre, a profité de l'occasion pour envoyer un message clair aux militants étudiants les plus radicaux qui réclament la gratuité scolaire.

«On a quand même fait un beau gros bout de chemin en éliminant la hausse de 82% et en mettant fin à la loi 78», a fait valoir le ministre Drainville.

Il a soutenu que les étudiants qui revendiquent la gratuité des études postsecondaires doivent faire preuve de conscience sociale.

«Il faut que tu regardes tes intérêts à toi, mais à un moment donné, il faut que tu regardes les intérêts de l'ensemble aussi [...] l'intérêt commun. Et savez-vous quoi? C'est la job du gouvernement de regarder l'intérêt commun. C'est ce qu'on fait présentement. Ce n'est pas évident, je vous l'accorde, mais on essaie de trouver la bonne voie qui va nous permettre d'assurer un équilibre», a-t-il expliqué.

Souveraineté et publicité

Outre les discussions concernant les droits de scolarité, les péquistes aborderont aussi samedi la question de la souveraineté, thème central du conseil national.

Un plan de «vente» de la souveraineté, que le PQ mettra de l'avant notamment par le truchement des réseaux sociaux, sera présenté aux 400 délégués qui proviennent des 125 circonscriptions.

«Nous devons rejoindre tous les Québécois, de tous âges, de toutes les régions, de toutes les origines», a dit Pauline Marois en faisant référence à cette campagne.

Ce plan de «marketing» suivra le plan de gouvernance souverainiste dévoilé par le ministre Alexandre Cloutier visant à aller chercher plus de pouvoirs d'Ottawa.

Samedi matin, Pauline Marois fera un important discours à ses militants où elle parlera de son bilan et de l'avenir de son gouvernement.

Par ailleurs, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a confirmé que le niveau de sécurité a été accru, en raison de l'attentat au Métropolis le 4 septembre dernier. Beaucoup de policiers sont sur place.

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