Combat contre l'agrile du frêne

Déjà 2,26 millions $ dépensés

Première publication 14 février 2013 à 17h53
Déjà 2,26 millions $ dépensés
Crédit photo : Archives Agence QMI
Par Étienne Laberge | Agence QMI

L'agrile du frêne aura bientôt grugé 2,26 millions $ en fonds publics depuis sa découverte sur le territoire montréalais en juillet 2011, selon l'examen des dépenses compilées par 24 Heures.

L'année 2013 marquera la continuité du combat contre l'agrile, ce prédateur semblable à une sauterelle, de couleur vert métallique, et qui peut tuer un frêne mature en cinq ans.

S'attaquer à l'insecte entraîne des frais importants d'émondage, de ramassage, nécessite l'achat de biopesticide et oblige les autorités à procéder à d'onéreuses opérations de dépistage. Malgré tout ce travail, rien ne garantit le succès des opérations.

«La difficulté c'est qu'elle se loge sous l'écorce, de dire le spécialiste de l'agrile du frêne au Québec, Hugo Fréchette. On ne peut répandre un pesticide comme on le fait contre la tordeuse d'épinette.»


(Photo Archives Agence QMI)

Le second obstacle est sa détection. Une fois que les autorités soupçonnent la présence d'agrile dans un frêne, ce dernier en est déjà infesté. Il faut le détruire.

Résultats attendus

Présentement, des spécialistes analysent des échantillons prélevés sur différents sites de l'île de Montréal. Ceux-ci révéleront si le problème prend de l'ampleur. Les résultats sont attendus «avec impatience» en avril.

«Notre rêve, c'est qu'on n'en trouve plus nulle part, confie le spécialiste de l'agrile, Hugo Fréchette. Mais la réalité c'est que depuis 2002, l'agrile fait tache d'huile partout au Canada.»

Au total, on compte 10 sites aux prises avec l'agrile à Montréal. En août, elle a été découverte à Laval, et en octobre, à Longueuil.

Une quinzaine d'arbres ont déjà été abattus uniquement dans la métropole. Malgré cela, Antony Daniel de la Direction des grands parcs et verdissement à Montréal a bon espoir.

«On ne peut pas prédire ce qui va se passer dans les prochaines années. On essaie de ralentir la propagation. On est sûrs de gagner quelques années sur l'insecte», soutient-il.

À Montréal, 20 % des arbres sont des frênes. L'agrile a décimé 20 millions d'arbres en Amérique du Nord.

 
 
 
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