Selon Jean Beauchesne

Les cégeps veulent un droit de grève «encadré»

Première publication 20 février 2013 à 23h58
Les cégeps veulent un droit de grève «encadré»
Crédit photo : archives Agence QMI
Par Régys Caron | Agence QMI

Le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, persiste et signe: le gouvernement doit accorder le droit de grève aux associations étudiantes. Il doit en même temps y assortir des règles d'encadrement qui donneront une légitimité aux décisions prises par les associations étudiantes.

«Ça prend un nombre minimum d'étudiants pour voter, des votes de grève pris par 84 étudiants, on n'en veut plus», a répété M. Beauchesne en entrevue.

Au terme d'une rencontre tenue mercredi à Québec, les dirigeants des 48 cégeps du Québec ont convenu de demander formellement au ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, de confirmer légalement le droit de grève des associations étudiantes et de l'encadrer avec certaines mesures contraignantes. Aux députés libéraux et caquistes qui soutiennent que le droit de grève des étudiants n'existe pas, les cégeps répondent que les étudiants l'utilisent depuis nombre d'années. «Il ne faut pas jouer à l'autruche», a déclaré Jean Beauchesne.

«De facto»

«Si on n'encadre pas le droit de grève, les étudiants vont le prendre de facto, c'est-à-dire qu'il y aura autant de carrés rouges (en faveur de la grève) d'un côté et autant de carrés verts (contre la grève avec des injonctions des tribunaux) de l'autre, et des policiers pour calmer le jeu», a expliqué le PDG de la Fédération des cégeps. Les associations étudiantes existent depuis plus de 50 ans et se sont mises en grève à plusieurs reprises depuis, rappelle-t-il.

La Fédération des cégeps souhaite que le débat entourant le droit de grève des étudiants ne soit pas au menu du Sommet sur l'enseignement supérieur. «On ne pense pas que ça soit pertinent au débat pendant le Sommet. On pense que ça pourrait diluer ou escamoter les autres questions (gouvernance des universités, financement, qualité de l'enseignement, droits de scolarité, etc.). On pourrait en discuter plus tard.»

La première ministre, Pauline Marois, a confirmé que la question sera à l'ordre du jour du Sommet.

 
 
 
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