Violence faites aux femmes

Elles bougent pour la cause

Première publication 13 avril 2013 à 13h52
Mise à jour : 13 avril 2013 à 19h08
TVA Nouvelles

En guise de symbole pour illustrer que la Fondation canadienne des femmes se met en action afin d'aider les femmes victimes de violence, plusieurs d'entre elles ont bougé pour la cause samedi.

Patricia Rossi, de la Fondation canadienne des femmes, a été directrice d'une maison d'hébergement pour les jeunes femmes violentées. Elle estime que c'est 100 000 femmes chaque année qui souffrent de la violence au Canada. Et ce nombre ne comprend pas celles qui le font en silence.

Pour ne pas passer sous silence le départ de la jeune adolescente Rehtaeh Parsons, qui s'est enlevé la vie dernièrement après s'être fait violer, une minute de silence a eu lieu avant le début de l'entraînement en groupe.

«Ça peut être votre soeur, votre mère, une collègue de travail. Ce sont des gens alentour de nous. On ne peut pas se permettre de rester insensible», explique Mme Rossi.

«C'est probablement une des choses les plus blessantes qu'on peut vivre, alors ça change complètement la confiance qu'on peut avoir en soi, la confiance qu'on a en les autres aussi», explique Anou Dugal, une participante.

Les hommes étaient également invités à l'événement.

«C'est important aussi que les hommes se mobilisent et leur montrent leur soutien, en fait, parce que tous les hommes ne sont pas d'accord avec ce que les femmes vivent», témoigne Redouane Kechiche.

Les quelque 700 participantes provenant d'un peu partout au Canada se sont donc mobilisées et ont dansé pour la cause. À Montréal seulement, 14 605$ ont été amassés.

La moitié des fonds iront dans les maisons d'hébergements à Montréal et l'autre moitié servira dans de multiples programmes de prévention où les filles et garçons participeront et apprendront ce que sont de saines relations.

L'actualité confirme le problème

«C'est important de se rappeler à quel point les séquelles sont profondes, peu importe la forme de violence, quelle soit sexuelle, verbale, psychologique. Il ne faut jamais sous-estimer la douleur», rappelle Mme Rossi.

Elle déplore qu'aujourd'hui encore, plusieurs femmes hésitent à dénoncer la situation dans laquelle elles se trouvent. Selon la Fondation, qui vient en aide aux victimes, une femme est tuée par son partenaire tous les six jours au pays. Au Québec, plusieurs drames conjugaux ont aussi défrayé la manchette.

Selon Mme Rossi, il est difficile de mesurer l'impact des médias sociaux sur la violence faite aux femmes.

«Est-ce que les médias sociaux n'ont pas augmenté le sentiment de croissance ou est-ce que, vraiment, ça existe plus? C'est difficile à savoir», explique-t-elle

La Fondation espère mettre sur pied des programmes de prévention dans les écoles pour briser le cycle de la violence.

Il est possible de faire des dons ici.

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