Anima-Québec cesse ses activités d'inspection

Le MAPAQ responsable des contrôles

Première publication 13 avril 2013 à 14h58
Mise à jour : 13 avril 2013 à 19h04
TVA Nouvelles

Anima-Québec cesse ses activités d'inspection des lieux d'élevage, mais le gouvernement poursuit la lutte en confiant le dossier au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

Il y aurait près de 2000 usines à chiots au Québec. Pour en réduire le nombre, le gouvernement a créé Anima-Québec il y 11 ans.

L'organisme pouvait faire «de 10 à 20 saisies par années», indique sa présidente, Caroline De Jaham. Anima-Québec travaillait en collaboration avec les treize Sociétés protectrices des animaux (SPA) et Sociétés pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA). Malgré cela, certains territoires étaient difficiles ou même impossibles à couvrir.

«On prenait les inspecteurs qui étaient basés à Québec pour les envoyer dans les territoires qui étaient non couverts par les SPA et les SPCA, soit en Gaspésie et en Abitibi. Puis comme c'est toujours des inspections non annoncées, ce n'est pas toujours très productifs», ajoute Mme De Jaham.

Anima-Québec abandonne donc son mandat d'inspection, ce qui ne veut pas dire que le gouvernement baisse les bras dans sa lutte contre les usines à chiots. Les SPA et SPCA vont poursuivre leurs inspections et pour le reste, ce sont les inspecteurs du MAPAQ qui hériteront du contrat.

«Il y a entre 40 et 50 inspecteurs qui travaillent dans ces SPA et SPCA activement à appliquer la loi P-42. Maintenant, ce qu'on va faire, c'est utiliser les inspecteurs du MAPAQ, les 200 inspecteurs du MAPAQ pour appliquer cette loi», précise Mme De Jaham.

«Ça va être l'enfer»

Si Anima-Québec croit que cette restructuration aidera la province dans sa lutte aux usines à chiots, plusieurs organismes craignent plutôt que la situation se dégrade.

Selon la présidente et fondatrice du Centre d'intervention animal de Québec, il s'agit d'une bien mauvaise décision.

«On est déjà le paradis des usines à chiots en Amérique, ça va être l'enfer. C'est quasiment impensable d'abandonner ce mandat-là», croit Micheline Robitaille.

La présidente d'Anima-Québec n'est pas de cet avis.

«Qu'ils laissent un peu la chance au MAPAQ, à la SPA et SPCA de travailler dans les prochaines semaines, les prochains mois. Et ils vont voir que les résultats sont au-delà de leurs espérances», laisse tomber Caroline De Jaham.

Anima-Québec réorientera ses activités en information et en éducation auprès du public. L'organisme a été le premier à se consacrer à la surveillance des lieux d'élevage au Québec.

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