Élection de Justin Trudeau

Tous ralliés derrière leur nouveau chef

Première publication 14 avril 2013 à 22h42
Par Dominique La Haye | Agence QMI

Si les libéraux fédéraux se sont ralliés dimanche derrière leur nouveau chef Justin Trudeau, ses adversaires politiques n'ont pour leur part pas attendu son retour aux Communes pour lui lancer leurs premières flèches.

Dans le camp libéral, tous ont vanté la popularité de leur nouveau chef et sa capacité d'attirer les gens vers la politique.

«Les gens l'aiment. Les gens qui ne suivent pas la politique, ne lisent pas le journal, le connaissent et ça fait en sorte qu'il part avec une force que je n'avais pas», a fait valoir le député et ex-chef du Parti libéral du Canada (PLC), Stéphane Dion.

(Agence QMI)

«Il sera un grand chef, croit pour sa part l'ex-premier ministre Paul Martin. C'est un Québécois, il comprend le Québec, c'est un député du Québec», a-t-il poursuivi.

L'ex-député libéral Pablo Rodriguez, qui agissait à titre de directeur de la campagne de Justin Trudeau au Québec, parle même d'un renouveau pour le parti.

«75 % des bénévoles que je dirigeais, je ne les connaissais pas il y a six mois, a-t-il dit. La candidature de Justin nous a ouvert des portes extraordinaires. J'avais plus de bénévoles que je pouvais en utiliser.»

Pour le député libéral de Bourassa, Denis Coderre, son nouveau chef est bien plus qu'un nom. «Ce n'est pas Justin Trudeau, c'est vraiment Justin. Il a vraiment travaillé fort, ça a commencé dans Papineau, il s'est fait élire et réélire, il a vraiment fait un travail de terrain», a-t-il fait valoir.

Le député libéral Dominic Leblanc voit l'élection de son ami d'enfance à la tête du parti comme un «changement de génération».

À peine élu chef, M. Trudeau a été la cible d'attaques des autres formations politiques qui lui reprochent de ne pas avoir présenté d'idées durant la course à la direction du parti.

«Le public veut voir quelqu'un qui n'a pas seulement un nom, mais qui a un plan et il n'a pas démontré la capacité franchement de créer un plan et de le livrer», a lancé le ministre du Patrimoine et des Langues officielles, James Moore.

Le député du NPD, Peter Julian, a critiqué les «positions à la droite» du nouveau chef libéral, rappelant son appui au projet de pipelines Keystone XL, ainsi qu'à l'achat de Nexen inc. pour plusieurs milliards par l'entreprise chinoise CNOOC.

Le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, a aussi attaqué la crédibilité du nouveau chef. «Justin Trudeau, c'est un nouvel emballage, mais dans une vieille boîte. Alors qu'est-ce qu'il y a dans la boîte à idées, c'est Marc Garneau et Martha Hall Findlay qui ont dit qu'il n'y a rien dedans.»

En vidéo

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.