Proposition d'abolition

Les commissions scolaires répliquent à la CAQ

Première publication 15 août 2012 à 13h28
Les commissions scolaires répliquent à la CAQ
Crédit photo : Agence QMI
Par Régys Caron | Agence QMI

À trois semaines de l'élection générale, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'invite dans la campagne provinciale et réplique à la proposition de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de les abolir.

La CAQ a tout faux dans son argumentaire, soutient la Fédération dans un communiqué émis ce matin. Le taux de décrochage a diminué de 21,9% à 17,4% de 2000 à 2010, signale la présidente de la FCSQ Josée Bouchard citant les chiffres du ministère de l'Éducation. La CAQ donc a tort de prétendre que le taux de décrochage scolaire n'a pas diminué depuis 30 ans, plaide la présidente.

De plus la Fédération met en doute la faisabilité de la proposition de la CAQ consistant à déplacer vers les écoles les responsabilités qui incombent aux commissions scolaires. Un nombre important de petites écoles ne pourront absorber l'arrivée de toute une gamme d'employés (conseillers pédagogiques, psychologues, orthopédagogues, gestionnaires) entre leurs murs, expose la Fédération dans un document de réflexion intitulé «L'épreuve des faits».

Les directions de ces petites écoles, fréquentées dans certains milieux par quelques dizaines d'élèves, doivent assumer la gestion de deux ou trois établissements de sorte qu'il leur serait difficile d'absorber les nouvelles responsabilités administratives et pédagogiques que veut leur transmettre François Legault.

Économies

À l'affirmation de la CAQ voulant que l'abolition des commissions scolaires générerait des économies de 300 millions de dollars, la FCSQ signale que la fusion des commissions scolaires ordonnée en 1998 avait raté la cible des économies promises et engendré des coûts additionnels de 78 millions. Alors qu'il était ministre de l'Éducation au sein du gouvernement péquiste, François Legault avait allongé 40 millions de plus aux commissions scolaires pour les aider à supporter les coûts de leur restructuration, rappelle Josée Bouchard.

Quant à la volonté de la CAQ d'évaluer le travail des enseignants et de congédier les «incompétents», la Fédération soutient que la chose devrait être imposée par loi spéciale «ce qui créera un climat très tendu et peu propice à la réussite des élèves».

La volonté de la CAQ de réduire la bureaucratie ne tient pas davantage la route, soutient la FCSQ qui signale que les frais administratifs des commissions scolaires comptent pour 5% de leurs budgets comparativement à 12% pour les municipalités.

 
 
 
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