
Au lendemain du dernier débat télévisé, François Legault a livré une nouvelle charge contre son adversaire de la veille, Pauline Marois, l'accusant de faire du «patinage de fantaisie» sur la souveraineté et les référendums d'initiative populaire (RIP).
Le chef de la Coalition avenir Québec a invité la chef péquiste à clarifier sa position sur la question. «On peut demander (un RIP sur la souveraineté) et non pas l'exiger. Donc, c'est consultatif», a déclaré Mme Marois hier soir en conférence de presse au terme d'un duel marqué par des échanges corsés.
François Legault au terme d'un point de presse au Château St-Amboise (Agence QMI)
Exécutoire ou consultatif? C'est la question que se pose M. Legault qui accuse Mme Marois de tenir un double discours.
Si on lit le programme du PQ, c'est clair qu'il n'y a rien à faire pour empêcher un référendum d'initiative populaire sur la souveraineté. Pour moi, ce n'était pas clair ce qu'elle a dit hier dans son point de presse. Moi, je voudrais qu'elle soit plus claire», a-t-il déclaré lors d'un point de presse jeudi matin à Montréal.
Le chef de la CAQ a souligné que le député péquiste Bernard Drainville (celui qui est à l'origine des RIP dans la plateforme du PQ) avait dit «exactement le contraire» de sa chef en en soirée sur les médias sociaux.
«Ou c'est un flip-flop ou elle est en train de nous en passer une p'tite vite et le chat est sorti du sac.
Je lui demande d'agir de façon responsable et de dire qu'il n'y aura pas de référendum d'initiative populaire sur la souveraineté», a renchéri François Legault, reprochant à nouveau à Mme Marois de ne pas se tenir debout devant les «extrémistes» et les «radicaux» qui veulent «nous précipiter dans le ravin» avec un troisième référendum.
M. Legault soutient que «personne ne veut» d'une campagne référendaire mais il affirme du même souffle qu'il est convaincu que le seuil de 15% de signatures serait atteint (850 000 personnes environ) pour déclencher un RIP sur la souveraineté.
Il martèle que «tous les Québécois seraient perdants s'il y avait un troisième référendum» et réitère que la population en a soupé des «chicanes» et des «tests de sang»», a-t-il déclaré pressé de questions par les journalistes.
Le point de presse de jeudi a d'ailleurs porté presqu'exclusivement sur la question nationale, ce qui a semblé irrité le chef de la CAQ qui veut qu'on passe à un autre appel. «Êtes-vous à court de questions ce matin?», a-t-il lancé à la blague aux journalistes.
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