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Avec leur slogan «Carrément mieux», le Parti conservateur du Québec et son chef Luc Harvey sont bel et bien en vie, espérant convaincre la population de l'importance de réduire la taille de l'État.
Depuis le mois de janvier, le chef du Parti conservateur tente de mettre sur pied la formation pour les élections. «On a un petit parti et un petit budget», a avoué M. Harvey. De fait, les conservateurs présentent un total de 27 candidats.
Ils sont néanmoins bien présents et le slogan sur leurs pancartes électorales fait beaucoup jaser. «C'était un clin d'œil à la crise étudiante», a répondu M.Harvey, qui croit que les universités devraient se soumettre aux lois du marché et se faire compétition. «Ce n'est pas au gouvernement de décider des prix, mais aux universités», maintient le père de six enfants.
Selon le chef, ce n'est pas avec les libéraux que les gens de droite seront comblés. «Lorsque le Parti libéral a pris le pouvoir en 2003, il y avait 325 organismes gouvernementaux. En neuf ans de pouvoir, on est rendu avec 575 organismes, a-t-il lancé. Nous, on parle d'une réduction de l'État et pour l'instant aucun autre parti ne parle de ça.»
D'ailleurs, selon lui, les partis politiques utilisent des méthodes qui s'éparpillent pour essayer de plaire à tout le monde. «On ne peut pas tourner à droite et à gauche en même temps, a dit Luc Harvey, qui se présente dans la circonscription de Lévis. Nous, c'est premièrement un positionnement, parce que ça prend un vrai parti de droite au Québec.»
Du même coup, M. Harvey a attaqué directement la CAQ de François Legault. «M. Legault, on ne peut pas dire que c'est une position de droite, lorsque tu annonces pour 4 milliards et demi $ de nouvelles dépenses. Je ne vois pas de ménage. Lorsque tu fermes des Commissions scolaires pour donner une augmentation de salaire aux enseignants, ça ne change rien.»
Luc Harvey résume sa plateforme en quelques mots. «Le principe de base des partis conservateurs, c'est la liberté et les responsabilités individuelles, a-t-il expliqué. Les gens doivent avoir le choix.»
M. Harvey a donné en exemple l'idée de la privatisation de la Société des alcools du Québec. «L'État n'a pas d'affaire dans la vente d'alcool, a-t-il lancé. On peut percevoir le milliard de revenus par les taxes.»
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