Bellemare vote CAQ

L'ex-ministre de la Justice veut voir Duchesneau à l'Assemblée

Première publication 29 août 2012 à 22h57
L'ex-ministre de la Justice veut voir Duchesneau à l'Assemblée
Crédit photo : archives Agence QMI
Par Geneviève Lajoie | Agence QMI

Jacques Duchesneau est la personne tout indiquée pour éliminer la corruption, estime Marc Bellemare, qui prie le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, de se prémunir rapidement contre l'influence des «parasites» que sont les collecteurs de fonds.

L'ex-ministre de la Justice ne s'en cache pas: il a voté pour le candidat caquiste de sa circonscription. «Je vais voter pour la CAQ dans mon comté», disait-il quelques jours avant le vote par anticipation.

M. Bellemare dit avoir eu «un frisson» en lisant la lettre publiée dans Le Soleil du militant libéral de longue date Jean-Paul Boily. L'ex-organisateur et collecteur de fonds a exhorté les habituels partisans libéraux à voter pour la Coalition Avenir Québec, il y a quelques jours.

Ayant soutenu avoir subi des pressions d'argentiers du Parti libéral du Québec pour la nomination de juges lorsqu'il était dans le gouvernement de Jean Charest - allégations qui ont donné naissance à la commission Bastarache - il tient à mettre en garde le chef caquiste François Legault.

«Ils cherchent l'argent»

«Ces gars-là n'ont pas de parti: ils cherchent les faveurs, l'argent, a-t-il dit au Journal de Québec, au cours d'un entretien qu'il a lui-même sollicité. Plus ça sent le pouvoir, plus ils rôdent autour des politiciens.»

M. Bellemare invite le chef caquiste à se prémunir contre les argentiers s'il veut réellement représenter le changement et, surtout, l'intégrité. «La virginité en politique, c'est une grande vertu. Il doit prendre ses distances dès maintenant de ces parasites. Il faut que François Legault adopte un code d'éthique pour les collecteurs de fonds», insiste-t-il.

Jacques Duchesneau, candidat-vedette de la CAQ dans Saint-Jérôme et ancien patron de l'Unité anticollusion, est «l'homme tout désigné pour faire le ménage», estime l'ex-ministre libéral.

Confiance en Marois

Et que pense-t-il du Parti québécois et de Pauline Marois pour enrayer la corruption? «Moi, j'ai confiance dans une femme, qui est susceptible de moins plier devant la corruption», répond-il du tac au tac.

L'animosité qu'il a envers son ancien chef Jean Charest est connue. Il y a une dizaine de jours, Marc Bellemare a même songé à se présenter comme candidat indépendant dans Sherbrooke pour battre le premier ministre dans sa propre circonscription.

«Je veux aller lui dire à six pouces du visage qu'on est écœuré de le voir là, qu'on est écœuré de la corruption», avait-il dit en entrevue avant de laisser tomber son projet de peur de diviser le vote et de favoriser paradoxalement la réélection du chef libéral.

 
 
 
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