Gouvernement minoritaire péquiste

Les syndicats sont inquiets

Première publication 5 septembre 2012 à 21h10
Les syndicats sont inquiets
Crédit photo : Archives Agence QMI
Le président de la CSN, Louis Roy
Par Annie St-Pierre | Agence QMI

Les grandes organisations syndicales du Québec sont préoccupées par le peu de marge de manœuvre dont dispose le nouveau gouvernement péquiste pour diriger le Québec.

«On espère la collaboration des partis d'opposition pour continuer le développement du Québec. Nous souhaitons toujours des assouplissements à la loi 33 et un meilleur accès à la syndicalisation», a insisté Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ.

Ce dernier se dit d'ailleurs heureux du choix des électeurs, qui n'ont pas endossé la position de la Coalition avenir Québec. «Ça prouve que c'est un discours révolu. Le fait de vouloir faire table rase des acquis des travailleurs depuis 50 ans, c'est très inquiétant», a poursuivi M. Boyer.

Du côté de la CSN, le président, Louis Roy, a manifesté de l'inquiétude au sujet des conséquences de la fusillade du Metropolis, qu'il relie aux propos haineux de certains extrémistes adressés à la classe politique du Québec.

«Il va falloir que tout le monde prenne conscience de l'impact qu'ont les radios-poubelle et certains chroniqueurs qui attaquent les politiciens. Il y en a plusieurs qui provoquent la haine, et c'est devenu inacceptable», a dit M. Roy.

Quant à l'arrivée au pouvoir du Parti québécois minoritaire, la CSN craint un recul, notamment au sujet de la situation des finances publiques du Québec.

«On constate que le résultat du vote ne porte pas sur la souveraineté. Le Parti québécois aurait intérêt à utiliser les mois ou les quelques années qu'il aura au pouvoir pour entreprendre un véritable débat sur le niveau de services publics que l'on peut se payer au Québec», a-t-il précisé.

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, a estimé que les Québécois ont évité le piège tendu par le parti de François Legault, notamment en ce qui concerne les enseignants.

«On ne peut pas promettre des hausses de salaire de cette façon, en augmentant la tâche de travail de 9h à 5h. Je suis contente que l'option d'abolir les structures ait été écartée», a-t-elle dit.

 
 
 
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