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La plupart des manifestants ont encore de la famille au Liban. D'ailleurs, certains sont coincés au là-bas justement parce qu'ils visitaient des proches, d'autres étaient sur le point de partir, mais le conflit a changé leurs plans.
Parmi ces Libanais qui vivent au Canada, il y a les Kiwan, père et fille. Ils sont passés à un cheveu de se retrouver sous les bombes à Beyrouth. Leurs valises étaient prêtes jeudi dernier pour le grand départ, mais le vol a été annulé au dernier instant. Emile Kiwan voulait fêter les 18 ans de sa fille à Beyrouth pour lui montrer ce pays, qu'il a quitté en 1970.
Joseph Cheaib a quant à lui quitté le Liban en 1980 à l'âge de 10 ans, après cinq années de guerre. L'ironie de la vie a voulu que ses neveux et nièces, qui ont aujourd'hui cet âge, se retrouvent à leur tour sous les bombes alors qu'ils sont en voyage dans ce pays.
Finalement, pour les Kamar, mère et fille, Beyrouth est tout simplement la continuité de la vie à Montréal tellement les liens entre les familles sont serrés.
En vidéo 1, écoutez les explications d’Eve-Marie Lortie en direct de la manifestation à Montréal.
En vidéo 2, écoutez le reportage de Charles Faribault.
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