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Un ambulancier estime que l'Hôpital général juif de Montréal a franchi la ligne.
L'employé d'Urgences-Santé a été expulsé de la cafétéria parce qu'il mangeait du jambon, ce qui est interdit dans la religion juive.
Il a porté plainte à la Commission des droits de la personne.
L'Hôpital général juif est, malgré son nom, non confessionnel. Par contre, il applique à la lettre les valeurs du judaïsme. Ainsi, ses cinq aires de restauration sont toutes désignées comme casher. Cette consigne est clairement affichée.
C'est ce qu'a appris à ses dépens un ambulancier qui a voulu manger son lunch dans une de ces aires de restauration.
«Ici, on dit qu'on prie les employés de ne pas apporter de la nourriture de l'extérieur», explique le directeur des ressources humaines de l'hôpital, Jean-Marie Mallet.
L'institution prétend qu'on a offert à l'ambulancier de se restaurer au local des employés, qui a été désigné par un rabbin comme la seule zone non casher de l'hôpital. L'ambulancier aurait refusé et aurait adopté, selon l'hôpital, une attitude de provocation.
Faux, de rétorquer le syndicat: son membre a été carrément expulsé sans qu'on lui propose une alternative. Urgences-Santé n'a pas voulu commenter cet incident, sous prétexte qu'il s'est déroulé sur l'heure du lunch.
En vidéo, regardez le reportage de Charles Faribualt.
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