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(Agence QMI) - Disant vouloir faire le grand ménage à l’Hôtel de Ville, Louise Harel a entamé la besogne dans sa propre cuisine dimanche, en montrant la porte à son bras droit, Benoît Labonté. La chef de Vision Montréal a affirmé avoir demandé, à l’aube, à son ancien lieutenant de se rendre aux studios de TVA afin de dissiper les doutes qui monopolisaient l’attention depuis les révélations du journaliste Paul Larocque sur les présumés contacts entre M. Labonté et le controversé homme d’affaires Tony Accurso. Ayant jugé la réponse de Labonté insatisfaisante, Mme Harel a sur-le-champ exigé le départ du candidat dans le district de Ste-Marie.
La dirigeante de Vision Montréal a souligné à plusieurs reprises avoir réagi « dans un délai de 48 heures » après que le doute se soit installé dans son esprit. « On peut être trompé pendant un court laps de temps», a-t-elle lancé, mais pas à long terme comme l’a fait le maire Gérald Tremblay lorsque des odeurs de scandales ont flotté au-dessus de son administration.
Passer à l’offensive
Malgré des propos durs envers M. Labonté, elle affirme qu’il aura été «le bouc-émissaire d’un système de financement qui a probablement affecté le parti du maire Tremblay».
Précisant que 90 % des candidats de Vision Montréal sont des nouveaux venus, elle a avisé ses troupes qu’elles se doivent d’être « irréprochables, doivent vivre et accepter de vivre dans une maison de verre».
À son avis, la bonne tenue de son parti durant la campagne vient déranger. «Je suis consciente que la popularité grandissante de Vision Montréal et la perspective de son élection dérangent l’ordre établi et menacent beaucoup d’intérêts financiers.
Faisant valoir que les faits allégués remontent avant son arrivée à la tête de Vision Montréal, Mme Harel a par la suite pointé en direction d’Union Montréal en ciblant particulièrement François Purcell et Robert Laramée, deux anciens hauts gradés de Vision Montréal qui œuvrent maintenant sous la même bannière que le maire. «J’étais au courant qu’il y avait des squelettes. Pas dans le garde-robe de M. Labonté mais dans ceux des personnes qui vous ont contacté», a-t-elle répondu à un membre des médias qui lui demandait si elle avait déjà eu vent des relations de M. Labonté.
Ayant salué le travail qu’effectuent les journalistes, Mme Harel a néanmoins réclamé à nouveau que les sources anonymes ayant mené au dévoilement des liens entre M. Labonté et Tony Accurso «de le faire à visage découvert» ou à tout le moins, «de communiquer avec le Directeur général des élections».
Elle considère que ces personnes ne courent aucun danger de s’exprimer sur la place publique à moins qu’ils aient des choses à cacher. «Il ne faut pas confondre ce qui se passe en construction avec ce qui se passe en politique».
Lampron succède à Labonté
Actuel candidat de Vision Montréal dans le district Vieux-Rosemont, Pierre Lampron succède à Benoit Labonté à titre de bras droit de Louise Harel.
L’annonce a été faite lors de la conférence de presse de la chef du parti, Louise Harel, dimanche après-midi. Mme Harel y a aussi officialisé le départ de Benoit Labonté, plongé dans la tourmente depuis quelques jours, en raison des allégations de corruption qui pèsent contre lui.
Consultant en communication et en gestion d’entreprises culturelles depuis le début de l’année 2009, Pierre Lampron travaillait auparavant comme vice-président aux relations institutionnelles de Quebecor Media.
Entre 1995 et 1999, M. Lampron a œuvré en tant que président de la Société de développement des entreprises culturelles.
Aucun candidat dans Sainte-Marie
La démission de Benoit Labonté veut donc dire qu’aucun autre candidat ne pourra briguer les suffrages dans le district Sainte-Marie sous la bannière de Vision Montréal.
En effet, les candidats avaient jusqu’au 2 octobre pour remettre leur formulaire de candidature en vue des élections.
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