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(Agence QMI)-C’est avec le ton du conquérant que Richard Bergeron a présenté lundi les élus de Projet Montréal.
Visiblement heureux d’avoir été en mesure d’arracher les mairies d’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville et du Plateau-Mont-Royal et d’être flanqué de neuf collègues au conseil municipal, M. Bergeron a profité de l’occasion pour lancer une pointe aux membres de la classe politique et des médias qui marginalisait sa formation.
«Ceux qui disaient que Projet Montréal était le parti d’un seul homme, je ne sais pas où il prenait leurs informations» a-t-il lancé, sourire aux lèvres.
Celui qui a terminé troisième à la course à la mairie était particulièrement fier d’avoir remporté des scrutins dans cinq arrondissements différents, à la suite d’une campagne ayant coûté moins de 200 000$. «Projet Montréal est né sur le Plateau, on l’a maintenant au complet, et l’esprit de Projet Montréal est maintenant partout à Montréal.»
Toujours aussi incisif
Bien que la campagne électorale soit chose du passé, M. Bergeron n’a pas épargné ses deux rivaux.
Soulignant que les citoyens ont envoyé un message à M. Tremblay, il émet le souhait qu’il ait été entendu. «Le grand espoir des Montréalais est que le troisième mandat de M. Tremblay soit celui de la rédemption» ,a déclaré M. Bergeron.
Ce dernier souhaite que l’on «nettoie la ville» et se dit prêt à collaborer avec le maire si celui-ci donne une direction à son administration qui correspond aux attentes de Projet Montréal. Il a d’ailleurs réitéré le souhait de voir un comité exécutif mixte être fermé.
Il s’est montré moins conciliant envers Vision Montréal, dont plusieurs partisans ont affirmé depuis dimanche soir que la division du vote de l’opposition aura pavé la voie à Gérald Tremblay. «C’est de la petite politique. Que l’on cible ma personne pendant la campagne, je peux comprendre, mais pas que ça continu après.»
Accusant Louise Harel d’avoir «choisi le chemin le plus facile» et d'avoir opté pour «un parti moribond en raison de ces réseaux bien établis», il a même retourné la pareille à ses adversaires à propos de la division du vote. «Si j’avais eu tous les votes pour Louise Harel, aujourd’hui je serais le maire.»
À l’élection de 2005, Richard Bergeron avait été le seul élu de Projet Montréal.
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