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Déception pour les parents d'une fillette décédée en février à Saguenay. Le père de la petite Lorie avait formulé le souhait de rencontrer l'enfant à qui a été greffé le coeur de sa fille, mais Québec-Transplant maintient sa politique d'anonymat.
Doit-on changer la politique d'anonymat et permettre des rencontres entre les familles des donneurs décédés et les receveurs? Le comité d'éthique de Québec-Transplant y a réfléchi pendant plus d'un an. Ce qu'il recommande: maintenir l'anonymat. «Si on parle d'un receveur qui est un enfant, un jeune enfant, ça peut être assez difficile de voir arriver les parents du donneur de leur coeur. Ce n'est pas simple. On ne peut pas évaluer toutes les conséquences chez l'enfant receveur», explique Marie-Josée Clermont, membre du comité.
Le père de Lorie est déçu. Il croit qu'il y aurait moyen d'établir une procédure facile et non contraignante pour Québec-Transplant. Il suggère entre autres un suivi d'un an avec un psychologue avant la rencontre.
L'organisme rappelle qu'il peut remettre des lettres anonymes aux familles. Actuellement, Québec-Transplant n'a pas le mandat et ne peut offrir le support psychologique qui serait nécessaire si cette règle était changée.
Le père de la petite Lorie, lui, n'a pas l'intention de baisser les bras.
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