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Plus de deux ans après avoir été déclaré non sécuritaire, le centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) Jacques-Viger, à Montréal, héberge toujours des patients.
En septembre 2007, le Centre de la santé et des services sociaux (CSSS) Jeanne-Mance ordonnait la fermeture progressive sur un an des lieux. Quelque 175 patients de longue durée ont été transférés, mais une trentaine de patients y séjournent toujours.
Le syndicat des employés se demande pourquoi il y avait urgence d’agir, étant donné que les besoins en lits de longue durée à Montréal sont criants.
«Soit que c’était dangereux, soit que ce ne l’était pas du tout», observe Gilbert Binette, président du syndicat des travailleurs du CSSS Jeanne-Mance.
Paul Brunet, du Conseil pour la protection des malades, abonde dans le même sens. Avant de fermer de lits de longue durée, il faut s’assurer qu’il y a de la place pour accueillir les patients ailleurs, croit-il.
Le CHLSD Jacques-Viger loge dans l’ancien hôpital public des sœurs de Miséricorde, construit en 1853. Il aurait fallu investir quelque 60 millions % pour le rénover.
La direction de l’établissement soutient qu'il n'y a plus de patients de soins de longue durée à Jacques-Viger. Seuls de courts séjours à des personnes venant de quitter un hôpital sont offerts dans une aile sécuritaire.
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