Haïti

Des soldats de Valcartier prêtent main forte

Première publication 23 janvier 2010 à 18h14
Mise à jour : 23 janvier 2010 à 18h18
Des soldats de Valcartier prêtent main forte
Crédit photo : Agence QMI
Un autre appareil Airbus, aux couleurs de l'armée canadienne, est arrivé en fin de journée vendredi à l'aéroport de Port-au-Prince en provenance de Québec, avec des militaires du 22e régiment de Valcartier.

Ils étaient environ une centaine. Pas de temps à perdre. Aussitôt débarqués, aussitôt repartis sur le terrain. Ils allaient rejoindre leurs confrères déjà déployés à Léogâne, à l'extérieur de la capitale haïtienne, un secteur durement touché par le séisme. C'est également à cet endroit que les marins du NCSM Arthabaskan sont amarrés pour aider la population du coin.

«Les gars et les filles sont très fiers d'être ici pour aider», lance le "Padre" Guy Bélisle, qui risque d'avoir du pain sur la planche. «Si les militaires ont besoin de jaser, on va être là. On est une équipe de six à sept aumôniers sur le terrain qui seront déployés avec les différents groupes. On sait que c'est une catastrophe, on sait qu'il va peut-être y avoir des choses très difficiles à voir alors notre travail, c'est de supporter les militaires à travers ça.»

Même si les militaires ne choisissent pas les missions qu'on leur confie, leurs sentiments sont sincères envers les Haïtiens. Ils ont envie d'être là, et ça paraît. Ils ont eu le temps de voir les images horribles en continu à la télévision avant de partir. «On va essayer de faire une différence. C'est sûr qu'on s'attend à combattre le chaos. On va essayer de faire notre possible», affirme le Caporal Michel Villeneuve, sur le tarmac de l'aéroport. «C'est très différent de l'Afghanistan, qui est une mission de combat alors qu'ici on va soutenir les Haïtiens et c'est une mission humanitaire», rappelle le lieutenant James Rock.

Une mission de 41 jours?

La plupart des militaires sont dans le néant quand à la durée de cette mission. D'autres ont entendu un simili son de cloche. «On nous a dit 41 jours mais on s'attend à beaucoup plus que ça...», laisse tomber le caporal Jonathan Bujold, associé au 3e bataillon du 22e régiment. Il fait partie d'un petit groupe de dix-huit militaires arrivés il y a trois jours.

Le Journal de Québec l'a rencontré avant son départ pour Léogâne. Il attendait dans un autobus à l'aéroport de Port-au-Prince. «Notre mandat à nous, c'est d'escorter des convois, c'est plus une job de sécurité mais encore là, on est flexibles et ça peut changer aussi. Ça va être très différent de l'Afghanistan... Je suis bien content de venir aider ici. J'espère pouvoir changer quelque chose.»

(D’après Agence QMI)

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