Niqab

Une nouvelle école pour Naïma

Première publication 9 mars 2010 à 13h36
Une nouvelle école pour Naïma
Crédit photo : PC
L'étudiante portant un niqab qui a été expulsée du Cégep de Saint-Laurent s'est trouvé une nouvelle école.

La jeune femme d'origine égyptienne, prénommée Naïma, s'est réinscrite à un cours de français à temps partiel au Centre d'appui aux communautés immigrantes. On lui aurait dit qu'elle pourrait suivre ce cours tout en conservant son voile, mais la ministre de l'Immigration réfute cette information.

Le Centre d'appui aux communautés immigrantes est un organisme subventionné par le gouvernement du Québec. La semaine dernière, le premier ministre Charest et la vice-première ministre Nathalie Normandeau ont indiqué que tous les étudiants québécois devraient dorénavant dévoiler leur visage pour suivre ces cours.

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En entrevue à LCN, la ministre Yolande James (photo du bas) a déclaré qu'elle avait rencontré la jeune femme pour lui dire qu'il n'était pas question qu'elle suive ce cours avec son niqab: «Le premier ministre Jean Charest a été clair à ce sujet, toute personne qui suit un cours de francisation doit le faire à visage découvert, point à la ligne».

La ministre ignore si le Centre d'appui aux communautés immigrantes lui a fourni des informations erronées. Mais elle répète qu'elle ne permettra aucune exception. «C'est une question de valeurs, d'égalité entre les hommes et les femmes, explique Mme James. Si elle souhaite assister à ce cours, elle devra le faire sans son voile».

Mme James refuse de dire si Québec prévoit étendre cette interdiction à l'ensemble des services publics. Elle affirme cependant que le gouvernement réfléchit à la situation et posera des gestes concrets sous peu.

La semaine dernière, le débat sur les accommodements raisonnables a refait surface au Québec après l’expulsion de la jeune Naïma d’un cours de francisation. Le Cégep de Saint-Laurent affirme avoir fait le maximum pour satisfaire les demandes de la jeune femme avant de finalement référer son dossier au gouvernement.

On lui avait notamment permis de s’isoler pour faire ses exercices et de faire un exposé oral, de dos, au fond de classe. Le cégep a toutefois refusé d’accéder à sa requête lorsqu’elle a exigé que des hommes changent de place parce qu’ils lui faisaient face.

L’étudiante a porté plainte devant la Commission des droits de la personne à la suite de son expulsion. Elle invoque la liberté de pratique religieuse.

(TVA Nouvelles)

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