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Les trafiquants ont flairé la bonne affaire. Il se vend de plus en plus de médicaments dans la rue. Ce sont surtout des dérivés de la morphine que les consommateurs de drogue achètent facilement. Mêmes sensations… mais à moindre coût.
Selon la police de Montréal, la consommation d'oxycodone, à des fins non médicales, a entraîné la mort d'au moins 63 personnes au Québec entre 2000 et 2008. L'hydromorphone, commercialisé sous le nom Dilaudid, aurait causé le décès de 111 personnes. Et ce ne serait que la pointe de l'iceberg.
Ce qui rend la situation particulière, c’est que les consommateurs n’ont pas nécessairement le profil des toxicomanes et que les gens qui en transportent dans le but d’en faire la revente, ne contreviennent à aucune loi. Les revendeurs peuvent être des aînés ou même des adolescents.
Évidemment, il y a des risques que les revendeurs se gardent bien de mentionner. Soit parce qu’ils n’ont aucun scrupule ou tout simplement parce qu’ils n’en connaissent pas les effets secondaires.
Le pharmacien Pierre-Jean Cyr en donne un exemple : «Ces médicaments-là, à très forte dose, peuvent causer une dépression respiratoire, pouvant aller jusqu'à la mort si on fait une surdose.» Autre son de cloche de la docteure Marie-Ève Morin, une omnipraticienne : «Les gens sur la rue ne peuvent comprendre que 80 milligrammes d'OxyContin, c'est plus dangereux qu’un seul point d'héroïne, par exemple.»
(TVA Nouvelles)
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