
![]() |
Si le temps doux fait le bonheur de bien des Canadiens, il pourrait cependant avoir des répercussions inattendues sur notre habitat cet été. «Il est très difficile de prévoir ce que nous réserve la météo au cours des prochains mois, explique René Héroux d’Environnement Canada. Plus on fait des prévisions à long terme, moins elles sont précises».
Quelques tendances se dessinent toutefois. La plus évidente est que la nature a déjà commencé à sortir de sa torpeur hivernale. Il n’y a presque plus de neige dans les villes du sud du Québec et les arbres sont déjà en fleurs à bien des endroits.
Entre les mois de décembre 2009 et de février 2010, les températures étaient de 4°C supérieures aux normales saisonnières, rapporte Environnement Canada. Le niveau des précipitations était pour sa part de 22% inférieur dans l'ensemble du pays.
Comme les précipitations sont beaucoup plus rares, le sol est plus sec, ce qui pourrait avoir une incidence directe sur la prolifération des insectes et en particulier sur celle des moustiques. «Si les moustiques n’ont pas d’eau stagnante pour se reproduire, les populations ne se développeront pas, explique l’entomologiste Marjolaine Giroux, de l’Insectarium de Montréal. Il devrait donc y en avoir moins».
La situation pourrait cependant être différente dans les régions où il n’y a presque pas gelé. Certaines créatures pourraient en effet avoir survécu à l’hiver et proliférer, soutient le météorologue David Phillips.
Plus de feux de forêt?
Si la tendance se maintient et que les précipitations se font toujours aussi rares, l'été 2010 pourrait être très sec, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les agriculteurs.
Le temps sec pourrait aussi favoriser les feux de forêt, qui ont déjà commencé au Québec. On en signale déjà sur la Côte-Nord et en Outaouais, une situation exceptionnelle pour un mois de mars. La plupart de ces incendies seraient dus à la négligence de certains résidants.
Le temps sec pourrait enfin nuire aux pêcheurs et aux amateurs de sports nautiques, puisque le niveau des eaux risque d’être très bas dans les lacs et les rivières du pays.
Comme il a beaucoup plu au cours des deux derniers étés, il est cependant beaucoup trop tôt pour se prononcer. Une ou deux semaines pluvieuses peuvent suffire à changer complètement la donne, explique René Héroux. Le météorologue rappelle par ailleurs que l'hiver n'est pas fini et que nous ne sommes pas à l'abri d'une autre tempête de neige...
(TVA Nouvelles)
|
Intempéries aux Îles-de-la-Madeleine Plus de 3000 clients privés d'électricité |
|
Conseil annuel de Projet Montréal « Une ville affaiblie par les défusions » - Jean-Paul L'Allier |
|
Communauté syrienne de Montréal Plus unie que jamais |
|
Saint-Romain Retour au calme après le triple meurtre |
|
Traditionnelle levée de la jambe Bonhomme a été fidèle à son habitude |
|
Montréal Les adeptes du «vélo quatre-saisons» défilent |