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Moins de 24 heures après la sortie du directeur général de la FTQ-Construction, Richard Goyette, c’est au tour de Bernard «Rambo» Gauthier de répliquer à ses détracteurs et de nier toutes les allégations d’intimidation et de discrimination pesant sur lui.
Dans un point de presse tenu ce matin à Sept-Îles, le leader du local 791 du Syndicat des opérateurs de machinerie lourde a répété que tant les entrepreneurs que les ouvriers sont satisfaits du «système» qu’il a implanté depuis son arrivée à la tête du local, en 2004.
Devant plus d’une dizaine de membres de son local, M. Gauthier a expliqué que son organisation était la cible d’une campagne orchestrée par la CSN. «Les campagnes de salissage, ça fera, s’est-il exclamé. Laissez-nous donc tranquilles!»
«Il y a juste la CSN qui m’achale (...). Elle joue ses dernières cartes», a constaté le syndicaliste qui croit que la centrale rivale de la FTQ est prise de panique parce que la FTQ-Construction obtient la part du lion sur les chantiers de la Côte-Nord. «Sont pas fous, le monde de la CSN, ils voient ça leur glisser en dessous des pieds.»
Les accusations d’intimidation, de taxage et de discrimination sont non fondées, a répété M. Gauthier, ajoutant qu’«il n’y pas eu de violence» mais que «oui, ça parle fort sur les chantiers», comme dans d’autres domaines de métiers. «On n’a pas besoin d’intimider personne et de faire de la discrimination» parce que la FTQ-Construction offre les meilleures conditions.
| «C’est vrai que j’en mène large.» |
Bernard Gauthier a réfuté les allégations selon lesquelles seuls des travailleurs possédant leur carte de la FTQ sont autorisés à travailler. «Je n’oblige personne à faire partie de mon local. (Les travailleurs) sont libres». Il a rappelé que plusieurs ouvriers affiliés à d’autres associations syndicales travaillent à l’heure actuelle sur les chantiers de la Côte-Nord. «Allez-y, sur les chantiers. Si c’était vrai qu’on bloquait des CSN, alors je ne ferais pas ma job.»
Au cours de sa conférence de presse, le représentant a évoqué à plusieurs reprises que sa façon de faire avait pu en déranger et froisser certains. «C’est vrai que j’en mène large», a reconnu Bernard Gauthier.
Lorsqu’il est devenu le représentant du local 791, il a «innové» en proposant aux entrepreneurs une main-d’œuvre qualifiée. «On est les ‘top’ de la Côte-Nord», a-t-il déclaré. Pour atteindre cette qualité, il a fallu écarter certaines personnes aux prises avec des problèmes de boisson et de drogue. Ce sont ces personnes, croit-il, qui sont sorties sur la place publique pour le dénoncer.
Se portant en défenseur des intérêts des «pères de famille de la Côte-Nord», quels qu’ils soient, le leader syndical a mis au défi ses détracteurs de prouver leurs allégations. «Si j’ai fait de quoi d’illégal, je vais y aller, en dedans.»
Bernard Gauthier pense que la situation sur les chantiers de la Côte-Nord n’est pas aussi mauvaise que certains le prétendent. Selon lui, il y aurait une dimension politique à cette crise et les demandes répétées pour la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction s’inscrivent dans cette optique.
(TVA Nouvelles)
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