Un fils en colère

De graves plaies de lit

Première publication 18 mars 2010 à 15h35
Mise à jour : 18 mars 2010 à 19h01
De graves plaies de lit
Crédit photo : TVA Nouvelles
Le manque de personnel dans les hôpitaux aurait une autre conséquence grave: de plus en plus de patients auraient des plaies de lit. On vous présente un cas.

Jeannine Diotte, âgée de 65 ans, a été hospitalisée le 25 janvier dernier à l’hôpital Notre-Dame pour un pontage coronarien. Après trois semaines aux soins intensifs, elle s’est retrouvée au troisième étage, puis en gériatrie.

Elle a développé une énorme plaie au niveau des fesses.

Son fils, Patrick Clermont, est en colère. Il blâme le personnel infirmier et les préposés, qui ne la tourneraient pas assez souvent dans son lit. Il a raconté à TVA Nouvelles qu'il a souvent demandé au personnel de changer sa mère de position; «on n'a pas le temps», se faisait-il répondre. Il a embauché un avocat et a porté plainte.

Le syndicat CSN des préposés aux malades du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) se défend en disant que l'Hôpital Notre-Dame manque de préposés. Il en manquerait environ 200 dans les 3 hôpitaux qui composent le CHUM.

La direction de l'établissement s'explique mal comment madame Diotte a pu développer une plaie de lit aussi sévère. Elle affirme que tout a été fait selon les règles de l'art et se demande si la patiente n'avait pas une condition sous-jacente qui n'était pas connue.

Les plaies de lit sont en fait des plaies de pression. La circulation sanguine est bloquée, des tissus meurent, les os peuvent être attaqués. C'est extrêmement douloureux.

(TVA Nouvelles)

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