Hôpital Charles-LeMoyne

«Les infirmières pleurent»

Première publication 20 mars 2010 à 19h58
«Les infirmières pleurent»

L’hôpital Charles-LeMoyne de Longueuil a dû composer avec un bien épineux problème samedi soir: de nombreuses infirmières du quart du soir ont refusé pendant de longues heures de se rendre à leurs postes pour protester contre leurs conditions de travail.

Les infirmières sont finalement rentrées à l'hôpital après avoir obtenu de la Commission des services essentiels la promesse qu'elles ne feraient pas d'heures supplémentaires durant la nuit.

Les infirmières craignaient d’être forcées à rester plus tard en raison du manque de personnel. «Les filles sont épuisées, s’est insurgée une des infirmières rencontrées par notre journaliste. Les infirmières pleurent. On n'en peut plus. On est en prison ici.»

Pendant cette grève impromptue, certains employés du quart de la nuit de vendredi à samedi étaient encore en poste, après plus de quinze heures de travail.

Selon la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Régine Laurent, les techniques employées par certains hôpitaux pour convaincre les employés de rester pour des heures supplémentaires sont déplorables. «Beaucoup d’employeurs fonctionnent par intimidation, par des menaces, a-t-elle expliqué sur nos ondes. Ce n’est pas normal que maintenant, pour la gestion, on compte sur l’intimidation.»

C’est la troisième fois en quelques semaines que des infirmières refusent de rentrer au travail. Les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et du Haut-Richelieu ont connu des situations similaires dernièrement.

(TVA Nouvelles)

 
 
 
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