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Ils veulent empêcher le démantèlement et le déménagement des équipements de la papetière vers une autre usine de l'entreprise, tant qu'ils n'auront pas été compensés pour la perte de leur emploi. En vertu de la convention collective, AbitibiBowater doit verser quelque 12 millions $ en primes de séparation à ses employés, entre 50 000 $ et 70 000 $ chacun, à la suite de la fermeture de l'usine, en octobre dernier.
L'employeur affirme être dans l'incapacité de verser cette compensation parce qu'il s'est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Dans le contexte, les travailleurs, membres du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP), estiment que le maintien du blocus constitue leur seul levier de négociation. Ils ont donc installé une roulotte à l'entrée de l'usine, sur un terrain qui appartient à la municipalité, pour y tenir une vigile et s'assurer qu'«aucun boulon» ne va quitter les lieux.
Le 31 octobre dernier, AbitibiBowater a annoncé la fermeture de son usine de Beaupré pour une durée indéterminée, invoquant les difficultés de l'ensemble de l'industrie du papier. Environ 280 travailleurs ont alors perdu leur emploi.
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