Calèches

Une industrie sous surveillance à Québec

Première publication 28 juillet 2010 à 19h47
Une industrie sous surveillance à Québec
La mort d'un cheval, qu'il a fallu euthanasier, dans la nuit de mardi à mercredi, a tourné les projecteurs vers une industrie méconnue : celle des calèches qui arpentent les rues du Vieux-Québec.

À Québec, elles sont trois entreprises, qui se partagent 17 permis d'exploitation d'une calèche : une petite industrie qui est soumise à une réglementation serrée et à une surveillance étroite. Et cela commence par l'état de santé des chevaux, que la vétérinaire de la Ville vérifie régulièrement.

Et puis, il y a les quarts de travail: 9 heures par jour, entre le 24 juin et le 30 septembre. Durant l'été, donc, les chevaux travaillent en alternance sur deux quarts, de 8 h à 16 h, puis, de 16 h à minuit. Le reste de l'année, on parle de journées de 15 heures, mais suivies d'une journée de repos.

À cela il faut ajouter les repos forcés. Par exemple, dès que la température dépasse 32°C, on arrête toute activité pour éviter les coups de chaleur. C'est ce qu'on a dû faire durant dix jours, pendant la journée, au cours de la dernière période de canicule et, cela, même s'il y a quatre abreuvoirs, le long du circuit réglementaire, pour permettre aux chevaux de se réhydrater.

Pour faire observer tous ces règlements un policier spécialement formé, celui qu'on appelle le «patrouilleur touristique». C'est lui qui, thermomètre en main, vérifie la température ambiante. C'est aussi lui qui, avec un scanner, lit les puces électroniques qu'on a implantées dans le cou des chevaux pour vérifier que les quarts de travail réglementaires sont observés. Enfin, c'est lui qui s'assure du bon état mécanique des calèches.

En somme, un petit monde réglementé et encadré de près, ce qui explique sans doute le faible nombre de plaintes à l'endroit des caléchiers: il y en a eu cinq, en 2009, et cinq, depuis le début de 2010.

(TVA Nouvelles)

En vidéo

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.