Mort d'un cycliste

Un problème de cohabitation ?

Première publication 29 juillet 2010 à 13h38
Un problème de cohabitation ?
La mort d'un cycliste américain, mercredi, à Saint-Joachim, sur la Côte-de-Beaupré, vient tragiquement rappeler les difficultés de cohabitation entre les vélos et les véhicules automobiles.

Avec son épouse et d'autres collègues cyclistes, Bruce Winder, un Californien de 56 ans, circulait en direction ouest sur la route 138 et il voulait, semble-t-il, tourner à gauche pour emprunter la vieille côte de la Miche, qui mène au village de Saint-Joachim, sur la rive du fleuve Saint-Laurent. Or, pour cela, il devait traverser quatre voies de la route 138. C'est à ce moment qu'un véhicule récréatif l'a heurté à mort.

Au lendemain de l'accident, les compagnons de route de Bruce Winder, membres du Davis Bike Club, le décrivaient comme un homme extrêmement prudent, peut-être même le plus prudent du groupe. Et, sans chercher de coupable, ils arrivaient difficilement à s'expliquer ce qui s'est passé, mercredi matin.

Cela dit, l'épouse de Bruce Winder, qui s'en tire avec une fracture à une jambe, devrait recevoir son congé de l'hôpital vendredi. L'ensemble du groupe devrait rentrer en Californie au cours des prochains jours, le temps de régler les formalités du rapatriement de la dépouille de leur compagnon.

Une route fort achalandée.

Lui-même cycliste de longue date et familier des lieux, le journaliste-animateur Michel Jean dit que la route 138 est fort achalandée parce qu'elle constitue le principal accès vers les régions de Charlevoix et de la Côte-Nord. Autos, camions lourds et autres véhicules s'y suivent à un rythme soutenu.

Et puis, il note qu'au Québec, on est beaucoup moins enclin qu'aux États-Unis à respecter les cyclistes et à leur laisser le passage. Là-bas, explique-t-il, il suffit de signaler qu'on tourne pour que les automobilistes nous cèdent le passage.

«Ici, la plupart des cyclistes québécois vont s'arrêter ou s'assurer qu'il n'y a vraiment pas de véhicules, derrière, avant de traverser pour tourner... (Les cyclistes américains) ont peut-être pensé qu'en faisant un signe, le véhicule allait les laisser passer».

Bref, la question demeure, comme faire circuler automobilistes et cyclistes sur la même route : «Au moment de l'accident, dit Michel Jean, je roulais à une dizaine de kilomètres d'ici, sur le même chemin et les poids lourds passaient à un pied, à côté de nous : les camions ne se tassent pas naturellement.»

(TVA Nouvelles)

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