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Le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM aimerait installer jusqu’à six ruches sur le toit de la bibliothèque des sciences de l’université cet automne.
«Les abeilles sont des sentinelles de l’environnement étant de grands pollinisateurs, affirme Jean-Philippe Vermette, fondateur du CRAPAUD. Ces animaux représentent un bon indicateur pour savoir si un milieu est sain ou pas».
Selon lui, en plus d’avoir du miel, la présence de ruches en ville serait très intéressante d’un point de vue environnemental et scientifique afin d’étudier les abeilles dans un contexte urbain.
| «Les chances de se faire piquer par une abeille sont rares, à moins de se coucher dans une plate-bande de fleurs.» |
«Je préfère avoir mes abeilles en ville. Les conditions sont clairement meilleures en ville ayant moins de zones végétales contaminées par des pesticides», soutient Marc Lucas, apiculteur au Rucher Turlu, qui a aménagé les quatre ruches sur le toit du Château Frontenac à Québec.
M. Lucas précise qu’en ville, contrairement en campagne, la production de miel s’étend de juin à mi-septembre grâce à la variété végétale qui y est présente. «En milieu agricole, je produis en fonction des actions des agriculteurs. Lorsqu’ils tondent leur champ, la production de miel chute. Ce problème n’existe pas en zone urbaine», dit-il.
Sylvie Boulanger, secrétaire de la Fédération des apiculteurs du Québec, croit que l’élevage d’abeilles en ville est une bonne occasion pour découvrir une nouvelle variété de miel et pour améliorer la cohabitation entre les abeilles et les humains.
«Les gens doivent cesser d’avoir peur. Les chances de se faire piquer par une abeille sont rares, à moins de se coucher dans une plate-bande de fleurs», soutient Mme Boulanger. L’abeille n’adopte pas le même comportement social que la guêpe. Contrairement à celle-ci, l’abeille pique seulement si elle est agressée.
De son côté, Jocelyn Marceau, expert en pollinisation et ingénieur au ministère de l’Agriculture du Québec, rappelle que l’élevage d’abeilles en ville est «délicat» et que plusieurs sont allergiques aux piqûres d’abeilles. Selon lui, un nombre restreint de ruches en ville ne cause pas d’inconvénients, mais il ne faudrait pas qu’il y en ait beaucoup.
M. Lucas croit, pour sa part, que 15 ruches dans un périmètre de trois kilomètres carrés n’engendreraient aucun problème.
Selon l’Institut de la statistique du Québec, on comptait dans la province environ 266 apiculteurs pour un total d’environ 35 545 ruches en 2006.
(Agence QMI)
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