Montréal

L'essence au plus bas

Première publication 22 août 2010 à 18h59
L'essence au plus bas
Les automobilistes de la grande région de Montréal ont pu profiter, dimanche, du prix de l’essence le plus bas de l’année 2010, soit 96,4 cents le litre d’ordinaire.

De nombreux détaillants de Montréal, Longueuil et Laval ont affiché ce prix qui ne semble toutefois pas avoir fait affluer plus de conducteurs dans les stations-service.

«Je n’ai pas remarqué un achalandage supplémentaire, sauf que les gens font le plein plutôt que de mettre seulement 10 $ ou 20 $, comme c’est souvent le cas quand l’essence est à plus de 1 $ le litre», a dit Benoit Groulx, pompiste d’une station Ultramar de la rue Sherbrooke, à Montréal.

Les automobilistes doivent toutefois être vigilants, car l’essence se vendait également à 1,10 $ le litre, dimanche, à d’autres endroits, dont une station Petro-Canada située dans Notre-Dame-de-Grâce, une différence de plus de 13 sous le litre.

Bien qu’une majorité de gens croient que le prix de l'essence baisse en début de semaine pour mieux rebondir à l’arrivée du week-end, ils font erreur selon Frédéric Quintal, spécialiste du sujet et auteur du livre Qui fait le plein?.

«Il n'y a pas de tendance. C'est un mythe. J’ai analysé toutes les augmentations pendant un an, soit de juin 2004 à juin 2005, et sur les 42 hausses, il n’y avait rien de significatif en ce sens», a-t-il assuré.

Concernant le prix actuel, anormalement bas, il s’expliquerait notamment par la baisse du baril de pétrole qui a chuté de 10 % depuis le 9 août.

La volatilité du prix à la pompe dépendrait de trois facteurs, selon M. Quintal. Le premier est le cours du pétrole brut, qui est assujetti aux événements géopolitiques. Le deuxième est la spéculation et le troisième est le prix de l'essence à la sortie des raffineries canadiennes.

«Que le Québec abrite trois raffineries n'y change rien, car les prix sont régis à la bourse de New York. Le prix de l'essence à la pompe, qui évolue en dents de scie depuis des années, devrait continuer de jouer au yoyo entre 1 $ et 1,10 $, d’ici décembre.»

Voilà pourquoi, selon lui, il faut remettre les pendules à l'heure au sujet du pétrole et relancer le débat sur l'éthanol au Québec, une source d’énergie qui a été négligée sur la base de mauvaises informations. Frédéric Quintal a d’ailleurs confié qu’il publiera prochainement un livre sur ce sujet.

(Agence QMI)

 
 
 
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