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Cette hausse des signalements est probablement due à la vigilance des policiers et de la population qui sont de plus en plus sensibilisés à la violence faite aux enfants.
L'an dernier, une centaine d'enfants ont été vus à la clinique sociojuridique de l'hôpital Sainte-Justine. De ce nombre, les deux tiers avaient subi de la maltraitance |
En montrant les radiographies d’un poupon de trois mois, Marie-Claude Miron, radiologue à Sainte-Justine, avance: «Cet enfant-là avait environ une trentaine de fractures de côtes au moment de son arrivée». Elle explique comment ces blessures lui ont été faites: «On tient l'enfant fermement et on comprime le thorax».
Le bébé avait également des fractures à la colonne vertébrale, à l'épaule et au tibia résultant de mouvements de traction et de torsion.
Enfant battu devenu adulte
«Ça m'a pris au moins deux ans avant de pouvoir recommencer à marcher comme tous les autres bébés», raconte sous le couvert de l’anonymat un homme qui a subi des violences de la part de ses parents durant son enfance et son adolescence.
«Quand j'avais 16 ans, je me rappelle, mon père a sauté sur moi carrément avec ses bottes sur ma tête. [...] Je ne sais pas c'est quoi, l'amour ou les sentiments de même», tranche celui qui ne peut effacer de sa mémoire ce qu’il a subi.
Nombreux cas de maltraitance
L'an dernier, une centaine d'enfants ont été vus à la clinique sociojuridique de l'hôpital Sainte-Justine. De ce nombre, les deux tiers avaient subi de la maltraitance.
«Ce que l'on note, c'est qu'il y a probablement moins d'abus sexuels qui sont signalés. Par contre, dans les dernières années, il y a une augmentation de visites à l'hôpital Sainte-Justine pour abus physiques de 23%», fait savoir Marie-Claude Miron.
Cette augmentation a été enregistrée à la clinique externe de l'hôpital Sainte-Justine depuis deux ans parce que les médecins de famille sont plus vigilants et y recommandent davantage de jeunes patients, mais aussi en raison des nombreux signalements enregistrés à la DPJ.
L'an dernier, dans la province, les centres jeunesse ont retenu près de 6000 cas d'enfants maltraités. Ce nombre devrait encore augmenter cette année.
(TVA Nouvelles)
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