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Depuis septembre 2009, donc, il est tombé l'équivalent de 877 mm d'eau sur la région, tous types de précipitations confondus. C'est 29 % de moins que la normale, qui est de 1230 mm.
Du jamais vu depuis qu'on enregistre des statistiques, explique le météorologue Gilbert Fillion, qui parle d'un déficit chronique d'eau, depuis un an.
«Cela fait partie des grandes variations extrêmes dont on prévoit qu'elles vont arriver plus souvent avec les changements climatiques... Il y aura d'autres bouleversements qui vont venir, qui vont être aussi des extrêmes, qu'on pourra plus ou moins relier aux changements climatiques.»
Des récoltes affectées
Sur l'île d'Orléans, Vincent Noël voit lentement mourir des milliers de plants de pommes de terre. Au début de l'été, il avait confié à TVA qu'il s'inquiétait pour ses réserves : des millions de litres d'eau stockés dans des étangs artificiels.
Le pire est arrivé : il n'a pas plu et ses réserves sont épuisées. Ajoutez les nuits chaudes de la présente canicule : sa récolte de pommes de terre sera plus faible en quantité et en qualité et il va subir une importante perte de revenus.
Toujours à l'île d'Orléans, les pertes sont également importantes pour Richard Boily, qui a dû carrément fermer sa pisciculture au début de l'été. Les ruisseaux qui alimentent ses bassins sont à sec, la température de l'eau augmente dans les bassins et les truites ne veulent plus mordre.
Des citoyens sans eau potable
Situation difficile, enfin, pour une vingtaine de citoyens de Saint-Ferréol-les-Neiges, dont les puits sont à sec depuis deux semaines. La plupart de ces citoyens s'approvisionnent à même des puits de surface. Or, le faible niveau des précipitations, depuis le début de l'année, a fait en sorte que leurs puits sont taris.
Âgé de 75 ans, Jean-Marc Lajeunesse dit qu'il n'a jamais vécu semblable situation :
«Il fait beau depuis janvier. On n'a presque pas eu de neige de l'hiver. Il n'y a pas eu de grande période de pluie, au printemps. Et on a passé l'été avec du temps chaud, puis, un petit orage de temps en temps, C'est pas de l'eau, ça !»
Sylviane Pilote, elle, a installé des douchettes de camping au dessus de sa baignoire et de son évier de cuisine :
«Ça demande énormément de gestion au quotidien... Il faut aller chercher l'eau non potable, une fois par jour, à une source qui est à 1,5 km-2 km en voiture. Et, pour l'eau potable, on achète des 18 litres à l'épicerie.»
Ce qu'espèrent maintenant ces résidants c'est qu'il pleuve suffisament, cet automne, pour refaire les réserves d'eau naturelles. Sinon, ils risquent de passer l'hiver sans eau potable.
(TVA Nouvelles)
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