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«C’est tout simplement incroyable ce qui est arrivé, a laissé tomber Courteau, qui a vu Munger pour la dernière fois il y a une dizaine de jours à Rouyn-Noranda, lors de l’assemblée annuelle des gouverneurs.
«Je me rappellerai toujours de cette dernière assemblée. Gervais était en pleine forme, il était de fort bonne humeur, comme d’habitude, et il avait apporté plusieurs bons points.»
Courteau a d’abord connu Munger comme joueur de hockey dans les années 1970, alors qu’il occupait les fonctions de statisticien chez les Draveurs de Trois-Rivières, dirigés alors par Michel Bergeron. Munger évoluait chez les Saguenéens.
«Gervais était un joueur très intelligent avec de très bonnes mains et c’était un bon fabricant de jeux, dit-il. Michel (Bergeron) en parlait d’ailleurs dans son plan de match.»
Si Munger n’a joué qu’un peu plus de deux saisons dans la LHJMQ, il a surtout fait sa marque à titre de gouverneur des Saguenéens de Chicoutimi depuis 2000. Son groupe complété par Michel Boivin, Gaby Asselin, Pierre Cardinal et Guy Carbonneau a obtenu cette année-là le mandat de gestion des Saguenéens que la Ville de Chicoutimi venait d’acheter de Marc Tremblay.
«Gervais et son groupe ont fait un travail extraordinaire à Chicoutimi, a souligné Courteau. Il n’y avait que 800 personnes dans l’aréna et ça, c’était en comptant les jambes. Ils ont ramené l’équipe dans la bonne direction et les partisans au centre Georges-Vézina.»
Courteau n’a que des éloges à formuler pour l’homme ainsi que pour l’homme d’affaires. «Il est vraiment brillant aves les chiffres et j’ai rapidement compris pourquoi il a réussi à mettre de l’argent de côté. Il a été trésorier de la ligue et pour lui, chaque dollar dépensé ou gagné est comme le sien. C’est un excellent administrateur, il prend son rôle très au sérieux et c’est un homme sensé.»
«Il a à cœur le succès des équipes des régions et il a joué un rôle important dans le dossier du fonds d’équilibre de la ligue. Il a mis beaucoup de temps avec le dossier du Drakkar de Baie-Comeau lorsque la Ville en a pris possession. Il a toujours de la famille à Baie-Comeau et il tient beaucoup à ce que cette concession demeure en place. Il s’est assuré que les nouveaux gestionnaires aient une bonne compréhension du système de fonctionnement de la LHJMQ.»
Et lorsqu’il pense à l’homme, il sourit. «Gervais a une voix de ténor et il adore chanter, dit-il. D’ailleurs, lorsqu’on est dans un restaurant et qu’il commence à chanter les tounes des Classels, tout le monde peut l’entendre. Il aime chanter "Avant de te dire adieu".»
(Agence QMI)
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