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Les intentions de la Ville en matière de développement durable sont certes louables, mais la piétonnisation d’une partie de la rue Sainte-Catherine au centre-ville de Montréal ne fait pas l’affaire de tous.
Certains commerçants, comme les restaurateurs et les tenanciers de bars, profitent de la manne, mais d’autres se plaignent d’un manque flagrant de clients. C’est notamment le cas de Steven Goodman, propriétaire d’un commerce de tissus.
Ce dernier affirme avoir vu ses ventes baisser de 50% en raison de la piétonnisation de la rue Ste-Catherine. Pour dénoncer sa situation, il a même installé des affiches dans les vitrines de son commerce pour annoncer qu’il devra mettre la clé sous la porte en raison de la fermeture de la rue.
Monsieur Goodman prétend que plusieurs autres commerçants sont du même avis que lui, mais que personne d’autre n’ose parler. Il affirme même avoir reçu des menaces après avoir installé ses affiches.
Le propriétaire n’écarte pas de poursuivre la Ville dans cette affaire. Il critique le fait que les commerçants ne soient pas dédommagés pour les pertes encourues.
Il faut dire que de nombreux commerces sont actuellement à louer sur la rue Sainte-Catherine entre Berri et Papineau, le tronçon interdit aux voitures entre le 26 mai et le 13 septembre. Il est cependant difficile d’établir un lien direct avec la piétonnisation de la rue.
Montréal procède à une fermeture partielle de la rue Sainte-Catherine aux véhicules pendant l'été depuis 2008.
(TVA Nouvelles)
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