Érection d'un mur antibruit

Saint-Lambert ne veut rien entendre

Première publication 6 septembre 2010 à 19h50
Mise à jour : 6 septembre 2010 à 19h56
Saint-Lambert ne veut rien entendre
Crédit photo : Agence QMI
Le maire de Saint-Lambert, Philippe Brunet, demandera au maire de Montréal Gérald Tremblay de construire un mur antibruit pour réduire l’impact sonore des spectacles et des courses automobiles au parc Jean-Drapeau.

Une telle structure permettrait selon lui d’assurer la tranquillité des résidents de Saint-Lambert lors d’événements bruyants comme les courses de F1 et de NASCAR, et le festival Osheaga.

Il explique que le mur recourbé pourrait être construit en verre ou en plexiglas afin de réduire l’impact visuel.

« On est en train de faire des recherches sur ce qui se fait à l’étranger. En Angleterre, ils ont construit un mur antibruit en plexiglas autour d’un gros chantier de construction, à proximité d’un hôpital, et ça marche très bien », a-t-il dit.

« Ce qui m’inquiète, ce sont les années à venir. En 2017, il y aura le 375e anniversaire de la ville de Montréal, le 50e anniversaire de Terre des Hommes, le 150e anniversaire de la Confédération canadienne, donc de plus en plus d’événements spéciaux et de bruit », a exposé le maire de Saint-Lambert.

Quant aux coûts de construction, assurément élevés, Philippe Brunet croit qu’ils devraient être assumés par la ville de Montréal.

« Gérald Tremblay aime bien répéter que le Grand-Prix et le NASCAR génèrent 100 millions $ en revenus par année. Si les retombées sont si importantes, en proportion, le coût du mur ne devrait pas être trop élevé », a-t-il plaidé.

Les deux maires doivent d’ailleurs se rencontrer dans les prochains jours.

Aucune dérogation

Par ailleurs, la Société du parc Jean Drapeau (SPJD) n’aurait jamais obtenu de dérogation de l’arrondissement Ville-Marie pour tenir des événements bruyants, même si elle est soumise à la réglementation en vigueur.

Habituellement, l’arrondissement accorde des permissions spéciales pour encadrer des événements susceptibles de déranger le voisinage, comme le Festival de Jazz.

« Effectivement, il n’y a pas d’ordonnance, mais c’est en discussion présentement auprès de la SPJD », a reconnu lundi Jacques-Alain Lavallée, porte-parole de l’arrondissement.

Daniel Gour, du Regroupement de citoyens contre la pollution sonore, compte bien « obtenir des explications » du maire de Ville-Marie, Gérald Tremblay, lors du prochain Conseil d’arrondissement, le 13 septembre.

Il n’est pas convaincu, par contre, de l’efficacité d’un mur antibruit. « Il y a des personnes qui croient que le bruit serait coupé juste à côté du mur, mais que ça ne sera pas très efficace sur une longue distance », a-t-il dit.

Son organisation, forte d’une pétition « de 1000 signatures », a envoyé une mise en demeure à la SPJD, en août, pour que cesse le bruit.

Règles sévères Les résidents de Saint-Lambert se sont imposé un cadre très sévère en matière de gestion du bruit.

Selon le maire, un règlement interdit notamment l’utilisation de tondeuses à gazon et d’outils électriques comme un taille-haie le dimanche.

Aussi, le niveau sonore d’une thermopompe ou d’un climatiseur ne doit pas excéder 50 décibels.

(Agence QMI)

 
 
 
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