
![]() |
Les Montréalais assument le fardeau fiscal municipal le moins lourd parmi tous les citoyens des villes de plus de 100 000 habitants au Québec.
Un classement du ministère des Affaires municipales place en effet Montréal en bas de la liste pour l'effort fiscal fourni par chaque citoyen pour vivre dans sa municipalité.
Selon ce palmarès, les Montréalais paient 0,98 cents par chaque tranche de 100$ d'évaluation. C'est 0,28 cents de moins qu'à Sherbrooke, 0,34 cents de moins qu'à Gatineau, 0,40 cents de moins qu'à Québec et 0,73 cents de moins qu'à Trois-Rivières.
La Chambre de Commerce du Grand Montréal n'est cependant pas d'accord avec cet indice du ministère. Le président de la Chambre de commerce du Grand Montréal, Michel Leblanc, estime que Montréal ne peut être comparée à aucune autre ville du Québec à cause de sa densité de population et de la présence massive des industries et des commerces. Il faudrait comparer Montréal à Toronto, Vancouver, Edmonton pour avoir un véritable aperçu de la situation, pense-t-il.
Si Montréal est capable d'offrir à ses citoyens résidentiels un si bas taux global de taxation, c'est grâce à la présence de gros contribuables institutionnels comme la Place Ville-Marie, le Centre Bell, les parcs industriels et les commerces. Une donnée qui amène de l'eau au moulin des commerçants qui critiquent l'effort qu'on exige d'eux depuis le budget de décembre dernier.
Le directeur général de la Société de développement commerciale de Montréal, Claude Rainville, croit pour sa part que Montréal fait fausse route et devrait réduire la charge fiscal des commerçants comme Toronto l'a fait il y a dix ans. En agissant comme elle le fait, la Ville diminue la profitabilité des commerces et les force à faire des mises à pied, indique-t-il.
Ce palmarès masque aussi une réalité immobilière propre à Montréal. C'est dans la métropole que les propriétés sont les plus chères: chaque propriétaire montréalais paie un tribut plus lourd qu'ailleurs, simplement parce que sa maison vaut davantage.
Hans Brouillette, le porte parole de la Corporation des propriétaires d'immeubles, pense que l'explosion de la valeur foncière des dernières années à Montréal vient influer lourdement sur la valeur des propriétés, une valeur qui ne réflète pas la réalité quand vient le temps de vendre un immeuble.
La Ville satisfaite
De son côté, la Ville de Montréal est très fière de sa performance et estime qu'elle est le résultat de sa saine administration.
Le responsable de la fiscalité au comité exécutif de la ville de Montréal, Alan de Sousa, affirme que ce palmarès réflète les bonnes cotes qu'obtient la ville par des firmes comme Moody's et Standard and Poor. Selon lui, c'est une preuve que la Ville est bien administrée.
En somme, un acheteur à intérêt à choisir une municipalité qui possède un secteur industriel ou commercial important s'il veut payer le moins de taxes possibles.
|
Radars photo Quatre appareils mobiles à Québec |
|
La SPA saisit des chevaux à Windsor |
|
Estrie Le temps des sucres ne se fera pas attendre |
|
Santé mentale Des familles réclament plus de ressources |
|
Pots-de-vin pour deux cardiologues? Valery Fabrikant refait surface |
|
Couleuvres de Turcot Un déménagement inutile |